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    Asie-Pacifique

    Vol AirAsia: le vrai-faux problème de l’absence d’autorisation

    media Photo sous-marine d'un des débris du vol AirAsia, prise le 7 janvier 2015. REUTERS/BASARNAS/Handout via Reuters

    Les autorités indonésiennes se sont rendu compte que le vol d’AirAsia n’avait pas l’autorisation de voler le jour de l’accident. Mais ce défaut administratif n'aurait pas de lien avec ce dernier, selon des observateurs, qui évoquent un rideau de fumée destiné à cacher les vrais problèmes de sécurité.

    Avec notre correspondante à Jakarta, Marie Dhumières

    Plus de 10 jours après le crash du vol Surabaya-Singapour d’AirAsia, qui a disparu dimanche 28 décembre avec 162 passagers à son bord, le travail des équipes de recherche est toujours extrêmement compliqué par les mauvaises conditions météo. Seule une quarantaine de corps ont été repêchés et plusieurs grandes parties de l’épave de l’appareil ont été localisées, dont la queue de l'appareil, repérée dans la matinée du 6 janvier. Mais les plongeurs n’ont toujours pas pu aller explorer la zone à cause des forts courants sous-marins.

    Les équipes sur place n’ont toujours pas réussi non plus à détecter les boîtes noires de l’appareil, essentielles pour comprendre ce qu’il s’est passé. Les autorités indonésiennes se sont par ailleurs rendu compte que le vol d’AirAsia n’avait pas l’autorisation de voler le jour de l’accident.

    Pas de lien avec l’accident

    Ce problème d’autorisation ne devrait cependant pas avoir de lien avec l’accident. La compagnie avait un permis de vol pour effectuer la liaison Surabaya-Singapour quatre jours par semaine, mais pas le dimanche, le jour donc de l’accident. C’est néanmoins un sujet qui fait débat en Indonésie en ce moment. Tout le monde se demande comment le vol d’AirAsia a pu décoller sans autorisation.

    Pour le spécialiste indonésien de l’aviation Gerry Soejatman, « il n’y a aucun lien entre ces problèmes d’autorisation et l’accident. C’est un problème strictement administratif et les autorités se sont simplement rendu compte de cette irrégularité à cause de l’accident. A partir du moment où le vol a été autorisé à décoller de l’aéroport, cela signifie que les autorités aériennes de Surabaya comme de Singapour étaient au courant du trajet de l’appareil, à qui l’on avait assigné un couloir aérien. » Singapour a d’ailleurs précisé que le vol d’AirAsia était en règle, du côté des autorités aériennes de Singapour en tout cas.

    Graves problèmes de l’aviation indonésienne

    Mais pour les autorités indonésiennes, une telle situation est inadmissible. Tous les vols Surabaya-Singapour ont immédiatement été suspendus jusqu’à nouvel ordre. Une enquête a été lancée et les coupables seront punis, a assuré le ministère des Transports. Quatre responsables du trafic aérien à l’aéroport de Surabaya ont déjà été suspendus, et les autorités vont vérifier tous les emplois du temps des vols d’AirAsia, et de toutes les compagnies aériennes opérant en Indonésie.

    La réaction des autorités a donc été très forte, ce qui n’a pas plu à tout le monde en Indonésie. Les grandes déclarations, et particulièrement celles du ministre des Transports ne sont pas du goût de tous. Le Jakarta Globe consacrait sa Une à cette affaire lundi. Le journal accuse les autorités de se « servir » de ce problème de permis pour se donner le beau rôle dans la gestion de la catastrophe, face au supposé « coupable », AirAsia. Alors que, selon le journal, ce que l’accident révèle surtout, ce sont les graves problèmes de l’aviation indonésienne en général : des équipements obsolètes, des responsables corrompus, des compagnies aériennes dont la priorité n’est pas toujours la sécurité.

    Pour l’expert Gerry Soejatman, cet acharnement sur les problèmes de permis d’AirAsia est ridicule. AirAsia, il le rappelle, est une des meilleures, voire la meilleure compagnie aérienne en Indonésie en matière de sécurité. Pour lui, c’est très bien de vérifier les autorisations de vol de toutes les compagnies indonésiennes, mais, dit-il, « il serait peut-être préférable que les autorités se donnent les moyens de s’assurer de manière efficace et indépendante que ces compagnies respectent bien les normes et standards en matière de sécurité. »

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