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    Asie-Pacifique

    La Chine digère mal l'arrêt de la privatisation du Pirée en Grèce

    media Le Premier ministre chinois Li Keqiang lors d'une visite en Grèce, au port du Pirée, en 2014. Reuters

    Athènes n’a pas peur de froisser ses partenaires commerciaux. Et la Chine est l’un des premiers pays à subir les conséquences du virage à gauche, avec l’arrivée au pouvoir du gouvernement anti-austérité d’Alexis Tsipras. Elle comptait racheter le plus grand port de Grèce, le Pirée près d’Athènes. Une opération désormais compromise.

    Avec notre correspondante à Pékin, Heike Schmidt

    L'arrêt de la privatisation du port du Pirée a pris Pékin par surprise. Se disant « très préoccupée » par cette annonce, la Chine exhorte le gouvernement grec à protéger les droits et intérêts légaux des sociétés chinoises en Grèce, dont Cosco, l'un des plus importants acteurs mondiaux dans le transport maritime. En 2008, Cosco avait investi 4,3 milliards d'euros pour exploiter deux terminaux du Pirée. Depuis, l'entreprise plaçait ses pions pour racheter les 67% de parts que l'Etat grec possède dans la société portuaire.

    L'annonce d'Athènes de mettre un terme à la privatisation a douché ses espoirs et vexé les autorités chinoises, qui n'avaient de cesse de louer ce projet comme « bénéfique pour les deux peuples ». Le quotidien Global Times parle même d'une « trahison » : « La Grèce a un besoin urgent d'aide, puisque les créanciers en Europe ont refusé de renégocier sa dette, écrit le journal proche du pouvoir. Mais même si la Chine apporte ce dont la Grèce a besoin, les Grecs n'ont pas tenu promesse. » L'éditorialiste conseille aux Chinois de mieux mesurer les risques politiques dans l'avenir, afin de garantir la sécurité de ses investissements.

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