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    Asie-Pacifique

    Birmanie: le réveil de la rébellion kokang

    media Formation de soldats dans l'Etat Shan en Birmanie. AFP PHOTO / KC Ortiz

    C’était un conflit qui semblait réglé et qui ressurgit depuis quelques jours. Plusieurs dizaines de soldats birmans ont été tués, dans le nord du pays à la frontière chinoise, dans la région autonome du Kokang, dans l'Etat Shan, une région en paix depuis six ans. De nombreux groupes ethniques armés contrôlent des portions de territoire au nord de la Birmanie. Ils mènent des négociations avec le gouvernement pour parvenir à un accord de cessez-le-feu national mais depuis début janvier, les affrontements entre ces groupes rebelles et l’armée gouvernementale sont très fréquents.

    Avec notre correspondant à Rangoon, Rémy Favre

    Cinquante soldats birmans tués et 73 autres blessés, la presse gouvernementale birmane admet de lourdes pertes. Elles seraient encore plus lourdes, d’après l’insurrection kokang qui affirme avoir tué une centaine de soldats gouvernementaux depuis lundi. Les habitants de cette région autonome située à 800 km au nord-est de Rangoon fuient vers la Chine voisine. La presse birmane rapporte que des dizaines de milliers d’entre eux ont déjà traversé la frontière.

    Le dernier conflit dans cette région remonte à 2009, quand la junte militaire birmane voulait obliger la rébellion kokang à se transformer en une force garde-frontière. Une mutinerie au sein du groupe ethnique avait mis fin aux affrontements. Le chef des rebelles, Peng Jiasheng, s’était enfui.

    Depuis, l’armée kokang semble s’être reconstituée avec Peng Jiasheng, âgé de 84 ans, à nouveau à sa tête. Dans un communiqué, les insurgés disent vouloir restaurer les droits de leur peuple. Ils veulent davantage d’autonomie.

    Le nord de la Birmanie est secouée par une recrudescence des conflits ethniques depuis le début de l’année dans les régions kachin, palaung et maintenant kokang. La presse gouvernementale reconnaît que l’armée mène des raids aériens.


     ■ Des facteur internes à l'origine des violences

    Si la Chine offre une assistance humanitaire aux réfugiés qui ont franchi sa frontière, Pékin refuse de s’impliquer dans ce conflit. Pour de nombreux observateurs, les autorités chinoises n’ont pas besoin de la minorité kokang pour montrer qu’elles ont les clés de la stabilité dans la région. Si cela était nécessaire, elles utiliseraient plus volontiers les Wa, autre minorité chinoise de Birmanie, mais dotée d’une véritable armée, contrairement aux Kokang.

    Ce réveil des combats depuis le 9 février dans le nord de l’Etat Shan est donc davantage lié à une situation interne. Ces violences interviennent alors que des affrontements réguliers opposent la minorité kachin à l'armée.

    Autre point noir dans la région : un « buisness misunderstanding », comme disent les diplomates, un conflit d’intérêts entre les Kokang et les soldats. La minorité chinoise de l’Etat Shan est connue pour son rôle actif dans les trafics de stupéfiants, les jeux d’argent et la prostitution notamment. La culture du pavot a également connu un regain d'activité dans les zones contrôlées par l'armée. Sans compter le contrôle des ressources minières, autre facteur de tension dans la région.

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