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    Asie-Pacifique

    Les «femmes de réconfort» de l'armée japonaise font encore polémique

    media D'anciennes «femmes de réconfort» manifestent devant le Parlement de Tokyo en juin 2007 pour réclamer la vérité sur les crimes du Japon pendant la Seconde Guerre mondiale. AFP

    Au Japon, plus de 2 000 personnes portent plainte contre le quotidien Asahi Shimbun. L’an dernier, le journal s'était excusé d'avoir basé plusieurs de ses articles sur un témoignage manifestement faux. Problème : ces articles concernaient un sujet tabou au Japon, à savoir le fait que des « femmes de réconfort », coréennes pour la plupart, étaient utilisées comme esclaves sexuelles par l’armée japonaise pendant la Seconde Guerre mondiale.

    Ces 2 000 personnes s’ajoutent aux 8 700 qui, depuis le mois de janvier, poursuivent l’Asahi Shimbun en justice pour la même raison : en août dernier, le quotidien reconnaissait que 16 de ses articles sur les « femmes de réconfort » étaient probablement basés sur un faux témoignage, celui de Seiji Yoshida, qui affirmait avoir lui-même rassemblé des Coréennes pendant la Seconde Guerre mondiale pour qu’elles servent d’esclaves sexuelles aux soldats japonais. Outre de l’argent - plus de 250 000 dollars -, les plaignants demandent au journal de publier des encarts dans la presse américaine et européenne dans lesquels il présenterait ses excuses pour avoir « heurté la fierté des Japonais ».

    Cette question des « femmes de réconfort » est sensible au Japon : elle n’est pas abordée dans les manuels scolaires, alors qu'elle a concerné entre 50 000 et 200 000 femmes. Beaucoup de Japonais pensent toujours que ces femmes n’ont pas été violées mais qu’il s’agissait en fait de prostituées. C’est aussi l'une des raisons des mauvaises relations entre le Japon et la Corée. Depuis sa rétractation, Asahi Shimbun, qui défend des idées libérales, subit de fortes attaques de la part des politiciens et des médias marqués à droite. Depuis son arrivée, le gouvernement de Shinzo Abe s’est crispé sur ces questions touchant au passé du pays et à la « fierté nationale ».

    → Lire l'article du New York Times sur ce sujet, et « Japon, la mémoire impossible des femmes de réconfort »sur Rue89

    → Infographie : « Les femmes de réconfort, une plaie toujours ouverte en Corée du Sud »

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