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    Asie-Pacifique

    Nouvelles inculpations d'anciens cadres khmers rouges au Cambodge

    media Une femme regarde les portraits des victimes du régime khmer rouge à Toul Sleng, à Phnom Penh, le 16 septembre 2010. Reuters/Chor Sokunthea

    Le tribunal parrainé par les Nations unies pour juger les anciens responsables khmers rouges a mis en examen, mardi 3 mars dernier, deux autres ex-cadres khmers rouges. Créée en 2006 dans la capitale cambodgienne, cette juridiction a pour l'instant condamné trois personnes. Deux autres ont échappé à toute condamnation, l’une décédée avant le verdict, l’autre atteinte d’Alzheimer et considérée inapte à être jugée. Ces dernières inculpations, bien accueillies par les survivants, sont cependant au cœur d’une grande controverse.

    De notre correspondante à Phnom Penh

    Il s’agit d’un feuilleton à rebondissements. Si depuis plusieurs années, on sait que les deux anciens cadres mis en examen la semaine dernière, à savoir l’ancien chef de la marine de Pol Pot, Meas Muth, et une ancienne responsable régionale, Im Chaèm, sont dans le collimateur du tribunal, c’est la première fois que leurs noms sont officiellement dévoilés. Ils relèvent des dossiers dits 3 et 4, contre lesquels le gouvernement cambodgien est fermement opposé depuis le début. Ainsi, la décision de les inculper émane seulement du co-juge d’instruction international, donc sans l’accord de son homologue cambodgien qui, lui, a déjà clos ses enquêtes.

    Ce tribunal est unique au monde. Il s’agit d’une juridiction cambodgienne avec une participation internationale. Ce qui signifie dans les faits que ses membres cambodgiens doivent coopérer avec leurs collègues nommés par les Nations unies. Deux co-juges d’instruction internationaux, qui ont précédé celui qui est en poste depuis fin 2012, se sont déjà cassé les dents sur ces deux dossiers et ont démissionné. Ce sont donc des affaires très sensibles.

    Pressions du gouvernement cambodgien

    Le Premier ministre Hun Sen a déclaré très tôt qu’il ne voulait pas que le nombre de suspects soit élargi au-delà des cinq désignés au démarrage du tribunal. Et, encore récemment, il a agité la menace d’un retour à la guerre civile si le tribunal ne l’écoutait pas, expliquant que les anciens révolutionnaires reprendraient les armes. Un scénario qui, plus de 35 ans après la chute de leur régime, paraît invraisemblable. En refusant de travailler sur ces dossiers, le co-juge d’instruction cambodgien est accusé d’obéir aux ordres du gouvernement, critiqué pour son ingérence dans les activités du tribunal.

    L'image et la crédibilité du tribunal écornées

    On saura l’an prochain si les deux nouveaux inculpés seront jugés ou non, c’est-à-dire s’ils remplissent les critères permettant de les classer parmi les personnes « principalement responsables » des crimes tels que définis par ce tribunal. Si c’est le cas, ils devront être arrêtés mais la police cambodgienne risque de les laisser en liberté, suivant ainsi la position défendue par le Premier ministre. Une hypothèse qui, si elle se réalise, sera lourde de conséquences.

    Outre nourrir des frustrations chez les Cambodgiens, cela écornera l’image et la crédibilité du tribunal, déjà critiqué pour sa longueur et son coût. Cela apportera aussi de l’eau au moulin des équipes de défense des deux anciens dirigeants actuellement jugés dans le cadre d’un deuxième procès, qui répètent à l’envi que ce tribunal n’est qu’une parodie de justice, notamment en raison des interférences du gouvernement cambodgien dans son fonctionnement. Face à la détermination de Phnom Penh de faire obstacle, on peut se demander si le temps et l’argent investis depuis des années dans la poursuite de ces dossiers 3 et 4 ne sont pas un pur gaspillage.

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