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    Asie-Pacifique

    Corée du Nord: l'ONU pose la question des enlèvements d'étrangers

    media Le rapporteur spécial sur la Corée du Nord, Marzuki Darusman, lors de la conférence sur la situation des droits de l'homme en Corée du Nord, le 16 mars 2015. REUTERS/Pierre Albouy

    Le rapporteur spécial de l’ONU pour la Corée du Nord, Marzuki Darusman, a présenté lundi 16 mars devant le Conseil des droits de l’homme à Genève un rapport accablant sur la situation des droits humains dans ce pays, l’un des plus fermés du monde. Au cœur de ce rapport : les enlèvements de ressortissants étrangers depuis les années 1950.

    L’expert indépendant demande à la communauté internationale de faire toute la lumière sur le sort de plusieurs milliers de ressortissants étrangers victimes d’enlèvements et de disparitions forcées ces dernières décennies en Corée du Nord.

    Le chiffre fait froid dans le dos, mais il est pourtant bien question de 200 000 personnes présumées victimes d’enlèvements et de disparitions forcées, parmi lesquelles des enfants, et qui n'auraient plus donné signe de vie depuis les années 1950 pour certaines d'entre elles selon le rapporteur Darusman. 

    L’enquête des Nations unies démontre ainsi que des centaines de ressortissants, principalement de Corée du Sud et du Japon, ont été enlevés par des agents nord-coréens entre les années 1960 et 1980. Depuis les années 1990, la Corée du Nord aurait surtout kidnappé des ressortissants chinois, libanais, malaisiens, roumains, singapouriens et thaïlandais. 

    Douze pays seraient concernés par ces enlèvements systématiques, destinés à la formation des espions Nord-Coréens. Pyongyang a rejeté les conclusions du rapport, accusant son auteur d’être « manipulé par des forces hostiles ». Dans une autre enquête incendiaire, Marzuki Darusman avait dénoncé les tortures, viols et meurtres dans les camps de détention nord-coréens et avait appelé l’ONU à poursuivre Pyongyang pour crimes de guerre. 

    Pour le rapporteur spécial, qui est aujourd'hui persona non grata en Corée du Nord, la communauté internationale doit maintenir la pression sur le régime communiste. Avec l'objectif de l’amener tôt ou tard devant la justice pour répondre de ses actes.

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