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    Asie-Pacifique

    Quel avenir pour les anciens interprètes afghans de l’armée française?

    media Des militaires français quittent la base de Nejrab près de Kaboul, le 21 septembre 2012. AFP/JEFF PACHOUD

    En France, un collectif d'avocats vient d'envoyer une lettre ouverte à François Hollande. Elle appelle à une intervention personnelle du président de la République pour accueillir en France les 50 anciens interprètes afghans qui ont travaillé pour l'armée française. Dernièrement, ceux-ci ont en effet vu leur demande de visa pour l'Hexagone rejetée. La demande intervient dans un contexte de dégradation globale des conditions de sécurité en Afghanistan.

    Avec notre correspondant à Kaboul, Joël Bronner

    La cause semblait entendue pour les interprètes afghans, puisque la France leur avait dit non. Non à leur demande de visas pour fuir l'Afghanistan et rejoindre la France après avoir travaillé, souvent plusieurs années, comme traducteurs aux côtés des forces françaises déployées sur le terrain. Une situation qui a poussé début mars, une trentaine d'anciens interprètes, qui se disent menacés dans leur pays, à manifester à proximité de l'ambassade de France, à Kaboul, en demandant ce qu'ils appellent la justice pour les anciens interprètes.

    L'écho médiatique de leur action a mené un collectif d'avocats à prendre contact avec ces hommes dans l'optique de plaider leur cause, depuis la France. Et c'est dans ce contexte qu'intervient la lettre ouverte tout juste envoyée au président de la République, par ce collectif qui représente à présent 54 anciens interprètes éconduits par l'administration française.

    Des espions, des parias

    S'ils veulent quitter un pays où la guerre se poursuit entre l'Etat et les insurgés talibans, en particulier au sud et à l'est du pays, c'est que ces hommes se disent en danger du fait notamment que leur ancien travail, au profit d'une armée étrangère, est connu de tous. Désormais, eux se disent considérés comme des espions, voire des parias dans la société afghane.

    Caroline Decroix, avocate au barreau de Paris et représentante du collectif au service des auxiliaires afghans de l'armée française insiste : « Pour nous, il est vraiment du devoir de la France de protéger ces hommes et leur famille. Et je veux que le président de la République puisse prendre conscience qu’il faut au plus vite leur délivrer des visas, organiser leur rapatriement avec leur famille sur le territoire de la République ».

    « Peur au ventre »

    « Ils vivent, nous dit cette avocate, dans des conditions d’une très grande précarité avec la peur au ventre puisqu’ils reçoivent régulièrement des lettres de menaces. On a sollicité au nom du collectif les dossiers administratifs de nos clients auprès de l’ambassadeur de France à Kaboul, ça fait plus d’une semaine. Aucune réponse. L’ambassade de France interdit l’accès de l’ambassade aux interprètes. Ils ne peuvent pas récupérer leur passeport. Ils ne peuvent pas savoir pourquoi ils n’ont pas eu de visas. Je crois que la loyauté, c’est quelque chose qui est très importante pour un militaire et les hommes qui étaient sur le terrain avec ces interprètes trouvent que c’est véritablement déloyal ce qui se passe aujourd’hui ».

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