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    Asie-Pacifique

    Séisme au Népal: la population s'inquiète des risques d'épidémies

    media Près de l'hopital militaire de Katmandou, un homme blessé attend d'être soigné, vendredi 1er mai 2015. REUTERS/Adnan Abidi

    Plus de six jours après le séisme qui a frappé le Népal, 159 Français manquent toujours à l’appel et 1000 ressortissants de l'Union européenne sont toujours recherchés. Beaucoup ont toutefois réussi à communiquer avec leurs proches ces derniers jours. La plupart était partie pour faire des treks dans l’Himalaya. Le dernier bilan fait état de plus de 6600 morts. Le porte-parole du ministère de l'Intérieur a déclaré qu'une semaine après le séisme, il n'y avait plus aucune chance de retrouver des survivants. Sur le terrain, à Katmandou, un problème inquiète particulièrement les ONG et le gouvernement népalais, celui de la propagation des maladies.

    Avec notre envoyé spécial à KatmandouDaniel Vallot

    Dans un quartier de Katmandou, une équipe de fonctionnaires municipaux tente d’informer les habitants sur le risque d’épidémies. Sur le toit de leur voiture délabrée, un haut-parleur bringuebalant diffuse des messages de prévention. « Il y a tellement de maladies qui peuvent apparaitre après ce qui s’est passé : la diarrhée, le choléra, la dysenterie, déplore un employé. Alors nous essayons d’informer les gens sur ce qu’il faut faire : boire de l’eau potable, manger une nourriture saine et faire attention à son hygiène. »

    Mais ces consignes ne serviront pas à grand-chose tant que la population n’aura pas accès à une eau potable ou même non contaminée. Sur le bord de la route, les habitants du quartier acceptent ainsi à contrecœur les prospectus donnés par les fonctionnaires. « Nous n’avons pas besoin de conseils, disent-ils, ce qu’il nous faut c’est de l’eau pour boire et pour nous laver et cela le gouvernement est incapable de nous l’apporter. »

    Les distributions d’eau organisées par le gouvernement népalais sont bien trop insuffisantes pour répondre aux besoins des habitants de Katmandou étant donné les dommages subis par le système de canalisation de la ville. Autre mesure engagée par les autorités locales, la désinfection des ruines sous lesquelles se trouvent parfois les corps de victimes qui n’ont pu être dégagées ou des dépouilles d’animaux coincées sous ces décombres.

    Là encore, les moyens sont dérisoires et souvent ce sont les habitants eux-mêmes qui sont à l'œuvre. Equipés de casques de motards pour se protéger d’éventuelles chutes de pierres et de masques en tissu pour ne pas sentir l’odeur pestilentielle qui se dégage des ruines, ils aspergent les décombres avec du détergent non loin des pelleteuses chargées de déblayer les rues. Ce sont ces habitants qui enterrent eux-mêmes également, lorsqu’ils peuvent y parvenir, les dépouilles d’animaux qu’ils réussissent à dégager.

    La plupart dénoncent le manque de réaction des autorités face à ce risque terrible de maladies qui pourraient être provoquées par le manque d’hygiène, par les eaux contaminées. L’inquiétude est d’autant plus grande ici que les hôpitaux népalais sont déjà saturés et ne seraient sans doute pas en mesure de faire face à une éventuelle épidémie de diarrhée ou de choléra.

    Des habitants fouillent les débris en portant des masques en tissu pour ne pas sentir l’odeur pestilentielle qui se dégage des ruines et se protéger des maladies. Bhaktapur, le 1er mai 2015. REUTERS/Danish Siddiqui

     

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