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    Asie-Pacifique

    Migrations: Rohingyas et Bangladais en quête de refuge et travail

    media Un agent de l'Immigration indonésienne enregistre des réfugiés, vraisemblablement des Rohyingas, dans la province indonésienne d'Aceh, le 11 mai 2015. REUTERS/Roni Bintang

    Environ 2 000 migrants, parmi lesquels de nombreux Rohingyas, une minorité musulmane considérée comme persécutée par l'ONU, ont été secourus près des côtes de l'Indonésie et de la Malaisie ces derniers jours, vraisemblablement après avoir été abandonnés par leurs passeurs. Un casse-tête humanitaire régional car alors que l'Australie verrouille ses frontières maritimes, l'Indonésie refuse leur prise en charge.

    Avec notre correspondante à Jakarta, Marie Dhumières et notre correspondant à Rangoun, Rémy Favre

    Hier lundi 11 mai, quatre bateaux de réfugiés avec environ 1 400 personnes à bord ont été secourus par les autorités indonésiennes et malaisiennes. Un autre groupe d'environ 600 personnes avait déjà été pris en charge la veille par les autorités indonésiennes.

    Les Rohingyas, parias en Birmanie

    Les cadavres s'alignent dans la jungle thaïlandaise ce 2 mai. REUTERS/Damir Sagolj

    Ce sont essentiellement des migrants rohingyas et bangladais. Les Rohingyas viennent de l’ouest de la Birmanie : musulmans et apatrides, ils y sont persécutés. Près de 150 000 d’entre eux vivent dans des camps. Ils s’en échappent parfois par la mer mais depuis deux semaines, les autorités thaïlandaises arrêtent les passeurs qui transitent habituellement sur leur territoire. La police a démantelé plusieurs filières de trafiquants et découvert dans la jungle du sud du pays des camps de transit. Les migrants rohingyas y étaient détenus en attendant que leurs proches restés en Birmanie paient une rançon afin de les faire passer en Malaisie. La police a découvert dans ces forêts du sud de la Thaïlande des fosses communes avec des dizaines de corps, ceux vraisemblablement des migrants dont les familles n’avaient pas pu payer la rançon exigée.

    Les passeurs se dirigeraient donc maintenant directement vers la Malaisie et l’Indonésie et certains auraient abandonné leurs embarcations à l’approche des côtes d’où cet afflux massif de migrants depuis trois jours. Mais aucun pays ne veut accueillir ces réfugiés. Au contraire, ils sont repoussés pour ne pas attirer de nouveaux candidats au départ. Lundi, les autorités indonésiennes ont renvoyé à la mer un bateau avec 400 migrants à bord : « ce n’est pas notre affaire » a déclaré un représentant de la marin indonésienne.

    Les migrants qui ont pu gagner la terre ferme ont été eux accueillis dans des salles de sport mais les autorités indonésiennes ont prévenu : cet hébergement n’est que temporaire, une solution d’urgence pour raisons humanitaires. L’Indonésie, qui n’est pas signataire de la Convention de Genève, considère ne pas avoir l’obligation de s’occuper des réfugiés et des demandeurs d’asile. Ces migrants vont donc être redirigés vers l’agence des Nations unies pour les réfugiés auprès de laquelle où ils pourront enregistrer une demande d’asile pour un pays tiers. Ils ne reçoivent pas d’aide financière pendant l’examen de leur dossier qui peut prendre des années, ne sont ni logés ni nourris et n’ont pas le droit de travailler. Très rapidement, ces réfugiés se retrouvent en situation de grande précarité, aussi nombreux sont ceux qui choisissent de se rendre d’eux-mêmes à la police pour être placés dans des centres de détentions souvent surpeuplés et insalubres.

    L'Indonésie, pays de transit vers l'Australie

    La majorité des demandeurs d’asile qui arrivent en Indonésie espèrent pouvoir ensuite se rendre en Australie grâce à des passeurs. Soit par bateau : il y a environ 300 kilomètres entre l’Indonésie et le territoire australien le plus proche. Soit en s’enregistrant à l’agence des Nations unies à Jakarta en espérant être rapidement transféré en Australie.

    Mais l’Australie a beaucoup durci sa politique d’immigration ces dernières années. La traversée par bateau est maintenant quasiment impossible puisque l’armée australienne remorque systématiquement tous les bateaux de migrants vers les côtes indonésiennes. Et pour ceux qui s’enregistrent auprès des Nations unies, plus aucun espoir non plus puisque l'Australie a décidé en novembre dernier de rejeter automatiquement toutes les demandes d’asile enregistrées en Indonésie depuis juillet 2014.

    L’attitude de l’Australie exaspère fortement l’Indonésie pour qui ces 10 000 réfugiés sont un « fardeau » qu’ils ne devraient pas avoir à prendre en charge. Le pays envisage même de les installer, de force, sur une île déserte de son territoire.

    Pour les Nations unies, ce n’est évidemment pas une solution viable et il appartient à l’Australie, signataire, elle, de la convention de Genève de montrer l’exemple et de favoriser une prise en charge régionale de ce problème au lieu de se contenter de bloquer ses frontières et de laisser ses voisins se débrouiller seuls.

    → à (re)lire: Australie: un rapport révèle des violences sur les migrants à Nauru

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