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    Asie-Pacifique

    Indonésie: les habitants de Langsa au secours des migrants

    media Un mère et son enfant soignés par le personnel paramédical indonésien, à Aceh, le 21 mai 2015.

    Près de 1 400 migrants rohingyas et bangladais ont été secourus par des pêcheurs près des côtes d’Aceh ces deux dernières semaines. La plupart sont maintenant hébergés dans un camp de refugiés installé près du port de la petite ville de Langsa. Les autorités indonésiennes ont beau avoir refoulé les bateaux en perdition pendant deux semaines et répété que les migrants n’étaient pas leur problème, les habitants ne l’entendent pas de cette oreille.

    Avec notre envoyée spéciale à Langsa,  Marie Dhumieres

    Assis sur un brancard, une perfusion au bras, un jeune migrant bangladais mange un plat de riz. Très amaigri, les traits fatigués, il est toujours déshydraté et souffre de diarrhée, une semaine après avoir été secouru. La petite clinique du camp du port de Langsa a été installée sommairement, sous une tente, et dans l’urgence, raconte la responsable, AyuArtlinda :

    « Vers 7 h du matin, on a été informés par le gouvernement. On est partis tout de suite. Quand on est arrivés, on a trouvé beaucoup de gens qui souffraient de déshydratation, environ 80 %. 20 % d’entre eux étaient blessés à cause des combats sur le bateau. Ils ont manqué de nourriture et d’eau pendant un mois ils n’ont rien mangé, presque rien bu, ils ont dû boire leur urine pour survivre. Leur état était très, très critique. »
     
    Beaucoup ont été placés sous perfusion. Les cas les plus sérieux ont été envoyés à l’hôpital de la ville. Mercredi, un petit garçon de 3 ans atteint du tétanos est mort. Dans le camp, les blessés dans les combats à bord du bateau passent tous les jours à la clinique montrer leur blessures. Salmankan, 11 ans, est là. Il soulève le bandage qu’il porte autour de la tête. En dessous : la marque de trois coups de couteau.

    Solidarité et compassion des populations locales

    La générosité des habitants du coin saute aux yeux. Les volontaires sont là pour servir à manger, pour renseigner les migrants. Et dans les hangars où ils sont accueillis, on trouve des montagnes de vêtements donnés. Nursia, qui tient une petite boutique à quelques kilomètres du camp, s’est immédiatement mise en route quand elle a appris vendredi dernier que des centaines de rescapés avaient été ramenés à terre.

    « On s’est dit qu’il fallait qu’on leur vienne en aide, explique-t-elle. On a collecté des choses à leur amener. Des sachets de pâtes instantanées, de l’eau... On l’a fait par compassion, parce que ce sont des êtres humains, parce qu’on est des êtres humains aussi ; on est tous des êtres humains. Il faut de la compassion, c’est important. »

    Rumeurs sur les Bangladais

    Le gouvernement indonésien l’a finalement promis. Les migrants pourront rester sur le territoire pendant un an. Mais déjà les rumeurs circulent, raconte Nursia, et certains pourraient ne pas être les bienvenus : « Les gens ici disent qu’il faut laisser les Birmans rester, mais pas les Bangladais. Les Bangladais, ils devraient rentrer chez eux. »

    « Quand ils étaient en mer, ils ont attaqué les autres. Ce sont de mauvaises personnes. C’est ce que les gens disent et je crois que c’est vrai », ajoute Nursia. Au camp de Langsa, les Bangladais ne savent pas qu’ils ont mauvaise réputation. Tous expriment leur reconnaissance. Sans les Indonésiens, disent-ils, ils seraient morts en mer.

    Pressions sur la Birmanie

    Le Parlement européen a lancé jeudi un appel aux pays d'Asie du Sud pour qu'ils apportent leur protection aux réfugiés rohingyas. Et un appel particulier à la Birmanie, pour qu'elle mette un terme aux discriminations à l'égard de cette minorité. L'Union européenne doit jouer un rôle de premier plan, estime le Parlement. Pour Sylvie Guillaume, vice-présidente du Parlement européen, il faut sans doute reprendre un certain nombre de pressions sur le pays.

    Il faut que la Birmanie sorte de ce tunnel effroyable à l'égard de la minorité rohingya qui subit des persécutions extrêmement graves.
    Sylvie Guillaume, vice-présidente du Parlement européen 22/05/2015 - par Juliette Gheerbrant Écouter

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