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    Asie-Pacifique

    Birmanie: les bouddhistes radicaux de plus en plus actifs

    media Des moines bouddhistes ont défilé le 11 février 2015 pour exiger le retrait du droit de vote des détenteurs de cartes blanches, les cartes d’identité temporaires. REUTERS/Soe Zeya Tun

    En Birmanie, plusieurs centaines de bouddhistes nationalistes ont manifesté ce mercredi à Rangoon. Ils dénoncent les pressions internationales sur leur gouvernement en faveur du sauvetage des migrants Rohingyas, la minorité musulmane qui fuit les persécutions, et refusent leur retour sur le territoire birman. Le sentiment antimusulman progresse fortement, alimenté par des moines extrémistes, devenus très actifs dans le pays.

    Ces moines extrémistes sont regroupés au sein d’un nouveau courant, le Ma Ba Tha, issu du mouvement 969 du moine Wirathu, à l’origine de sanglantes attaques contre les musulmans, notamment au printemps 2013. Le mouvement 969 a depuis été interdit, mais les bouddhistes radicaux ont massivement investi les réseaux sociaux et sont de plus en plus influents.

    « Si les gens n’écoutent pas toujours ce que disent les autorités, en revanche, ils tiennent compte de ce que font les moines. Ces derniers jouent un rôle très important dans la société birmane, au moins chez les bouddhistes de la majorité Bamar », explique Judith Beyer, anthropologue à l’université de Constance en Allemagne.

    Et les autorités en tiennent compte. Le Ma Ba Tha est ainsi à l’origine de textes de loi très controversés sur la protection de la race et de la religion, dont l'un vient d'être adopté par le parlement. « Il s’agit d’empêcher les conversions, les mariages interreligieux et d'assurer le contrôle des naissances. Ces initiatives sont perçues comme un moyen de réprimer les musulmans en Birmanie », ajoute la spécialiste.

    Et notamment les Rohingyas, dont l'existence n'est pas reconnue par l'Etat. La menace de conversions forcées ou de mariages de femmes bouddhistes avec des musulmans est largement fantasmée, mais elle trouve écho dans la majorité Bamar bouddhiste qui représente les deux tiers de la population du pays. Au point que même l'icône de l'opposition Aung San Suu Kyi, dont le parti a voté contre ces lois, n'ose pas prendre publiquement position.

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