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    Asie-Pacifique

    Kakao Taxi, le Uber à la Coréenne qui cartonne

    media En Corée du Sud, les taxis ont vu arriver un nouveau concurrent, Kakao Taxi, l'équivalent local du géant américain Uber. Ici en banlieue de Séoul en janvier 2015. AFP PHOTO / JUNG YEON-JE

    La très controversée application Uber, qui permet d’appeler des chauffeurs privés à l’aide de son smartphone, est interdite en Corée du Sud. Elle a été remplacée par une version locale, appelée Kakao Taxi. Et cette application rencontre un succès phénoménal : trois mois seulement après sa mise en service, elle compte déjà cinq millions de courses.

    De notre correspondant à Séoul,

    Kakao Taxi ?

    C’est d’une simplicité enfantine : vous lancez l’application sur votre téléphone, vous indiquez où vous voulez vous rendre et vous appuyez sur le bouton « appel ». L’application trouve alors automatiquement le taxi le plus proche, en fonction de la distance et du trafic autour de vous. La plupart du temps, vous n’avez même pas besoin de parler au chauffeur, qui peut vous trouver tout seul grâce à la fonction GPS de votre téléphone. Et sur votre écran, vous pouvez même suivre sa progression jusqu’à vous sur une carte.

    Les taxis coréens ont bien accueilli l’appli. Au contraire de l’approche « guérilla » choisie par le géant américain Uber, Kakao Taxi a pris le temps de négocier des accords avec les autorités locales et avec les compagnies de taxis. Les particuliers sont donc exclus : seuls les taxis qui ont une licence peuvent s’enregistrer sous Kakao. En trois mois, 110 000, soit plus d’un tiers des taxis du pays, l’ont déjà fait.

    150 000 courses par jour

    Ce succès s'explique en partie par le fait que le service est entièrement gratuit, à la fois pour les clients et pour les chauffeurs et l'application est aussi très rapide. La course coûte le même prix que si vous héliez un taxi dans la rue.

    Mais la principale raison du succès de Kakao Taxi, c’est la sécurité. Une fois qu’un taxi vous est attribué, vous recevez son numéro de plaque, le nom du chauffeur, sa photo, son téléphone et vous pouvez envoyer ces informations à un proche. C’est pourquoi la majorité des utilisateurs sont en fait des utilisatrices, qui sont souvent un peu réticentes à prendre un taxi seules le soir ou la nuit.

    Clients et chauffeurs peuvent d’ailleurs s’évaluer mutuellement, ce qui permet de signaler les fauteurs de troubles. Enfin, afin de protéger la vie privée des clients, le chauffeur peut les appeler mais leur numéro de téléphone reste caché.

    Un géant derrière une start-up

    C’est le géant coréen de l’Internet Daum Kakao qui est derrière ce projet. L’entreprise possède déjà l’application de messagerie Kakao Talk, qui compte quelque 37 millions d’utilisateurs en Corée du Sud, sur 50 millions d’habitants. Ce réseau étendu est d’ailleurs un autre facteur de la popularité de l’application de taxis.

    Forte de son succès, Daum Kakao a annoncé lundi 6 juillet la mise en place d’un service de taxis de luxe d’ici la fin de l’année. L’entreprise veut même désormais s’attaquer à Uber sur ses propres terres. Un de ses directeurs a déclaré qu’il envisageait de viser le marché new-yorkais !

    Un bémol cependant : si Kakao Taxi fait un tel carton en Corée du Sud, c’est aussi parce que le pays compte énormément de taxis disponibles, que ceux-ci sont très bon marché et que les chauffeurs sont en général très polis et aimables, ce qui n’est pas le cas de tous les pays.

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