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    Asie-Pacifique

    Les autorités afghanes annoncent la mort du mollah Omar

    media Le mollah Omar, le chef suprême des talibans, entouré de ses troupes, en 1996. AFP PHOTO / BBC TV / BBC NEWSNIGHT / FILES

    Les autorités afghanes ont annoncé ce mercredi la mort du mollah Omar, le chef suprême des talibans, en fuite depuis 2001. Depuis la chute des talibans, des rumeurs ont régulièrement fait état du décès du mollah Omar, qui a, selon des sources concordantes, trouvé refuge au Pakistan voisin après la chute de son régime. Les talibans afghans ne confirment pas.

    Le chef suprême des Talibans, reconnaissable sur de vieilles photos grâce à sa barbe, son turban et son unique œil, aurait perdu la vie il y a plus de deux ans dans un hôpital pakistanais. Mais beaucoup d’incertitudes entourent sa disparition.

    L’homme avait été vu en public la dernière fois en 2001. Cette année-là marque le début de l’intervention américaine en Afghanistan à la suite des attentats du 11-Septembre. Au fil de ces quatorze dernières années, sa mort est évoquée à plusieurs reprises, de simples rumeurs qui se sont faites de plus en plus insistantes, surtout cette dernière semaine.

    Les talibans ne confirment pas

    Ce mercredi soir, les services de renseignements afghans ont déclaré le mollah Omar mort. La présidence afghane a appuyé ces affirmations en publiant un communiqué officiel. Celui qui a dirigé le pays à la tête d’un régime rigoriste entre 1996 et 2001, avec le titre de « commandeur des croyants », aurait bel et bien été tué.

    Les circonstances de son décès restent floues. A ce sujet, rien d’officiel pour le moment. Seul un haut responsable afghan s’exprime sous couvert d’anonymat : le mollah aurait succombé au Pakistan voisin à la suite d’une maladie. Il aurait ensuite été rapatrié en Afghanistan pour être y enterré.

    Sa dépouille reposerait dans le sud du pays, sa région d’origine. Les talibans n'ont officiellement ni confirmé ni démenti le décès du mollah Omar. Dans un communiqué rendu public tôt dans la matinée de ce jeudi, ils n’écrivent pas un mot sur le sujet, mais affirment n’être « pas informés » de la tenue de pourparlers de paix qui ont été annoncées par des sources afghanes et pakistanaises pour la fin de semaine au Pakistan ou en Chine.

    Washington juge les informations « crédibles »

    De son côté, la Maison Blanche estime que les informations sur la mort du mollah Omar sont « crédibles », mais le porte-parole de Barack Obama ne donne aucun détail sur les vérifications en cours, ni depuis quand les Américains ont été informés de l'éventuel décès de ce proche d'Oussama Ben Laden.

    Les services de renseignements afghans travaillent pourtant étroitement avec les Américains, dont la présence militaire est en cours de réduction sur place. Et les négociations amorcées entre autorités afghanes et talibans, dont le mollah Omar était le leader, ont été largement évoquées à Washington, et approuvées, lors de la visite officielle du président Ashraf Ghani en début d'année.


    Le mollah Omar reconnaissable à sa longue barbe et à son œil crevé, ici dans une archive non datée. REUTERS/National Counterterrorism Center

    ■ 10 millions de dollars pour la capture de mollah Omar

    Le mollah Omar a souvent été donné pour mort. Mais depuis sa célèbre fuite à moto à la chute du régime taliban en 2001, son sort est resté un mystère. Avant même d'entrer dans la clandestinité, celui qui s’était proclamé « Commandeur des croyants » et disait avoir reçu un message du prophète se montrait peu en public, et restait la plupart du temps dans sa ville natale de Kandahar.

    Sur les rare photos de lui qui circulent, Mohammad Omar arbore une longue barbe poivre et sel, turban sur la tête. Autre signe distinctif, une blessure qui lui avait coûté un oeil lors de la guerre contre l’Union soviétique.

    Les Etats-Unis offraient 10 millions de dollars pour la capture de celui qui dirigea l'Afghanistan de 1996 à 2001. En avril dernier, les talibans avaient publié sur leur site internet une biographie à la gloire de leur chef spirituel. Et le 15 juillet, un message du mollah lui-même venait appuyer les négociations entre le gouvernement d'Ashraf Ghani et les talibans.

    C'est justement le fait que ce message n'ait été accompagné d'aucune vidéo ni enregistrement sonore qui a relancé les spéculations sur son sort. Désormais confirmée, la disparition du mollah Omar ne va pas manquer de rebattre les cartes d'une rébellion afghane déjà très divisée.

    Chronologie et chiffres clés
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