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    Asie-Pacifique

    Akhtar Mansour officiellement désigné chef des talibans

    media Un ancien combattant taliban lorsd'une cérémonie officialisant l'intégration dans l'armée afghane d'ancien rebelles, à Herat en 2013. AFP PHOTO/ Aref Karimi

    Après l’Afghanistan et le Pakistan, les talibans confirment la mort de leur chef spirituel, le mollah Omar. Les talibans ont nommé un nouveau chef : le mollah Akhtar Mansour. Mais la disparition du mollah Omar pourrait accentuer les divisions déjà présentes au sein du groupe.

    [Réactualisé ce vendredi 31 juillet à 3h TU avec la confirmation de la désignation d'Akhtar Mansour à la tête des talibans]

    Les talibans afghans ont confirmé ce jeudi la mort du mollah Omar, leur chef historique. Sa mort avait été annoncée hier par les autorités afghanes. Cette annonce intervient au lendemain de celle des autorités afghanes, qui ont affirmé que le mollah Omar, qui n’avait pas été vu vivant depuis 2001, était en fait mort « dans des circonstances mystérieuses » en avril 2013, alors qu’il était hospitalisé au Pakistan.

    Ce vendredi matin, les rebelles islamistes afghans ont confirmé la nomination d'Akhtar Mansour dans un communiqué publié sur leur site internet. « Après la mort [du mollah Omar], le conseil de direction et des dignitaires musulmans de tout le pays ont nommé son proche ami et ancien bras droit le mollah Akhtar Mansour à leur tête », écrivent les talibans, confirmant une information de l'agence de presse Reuters. Plus tôt dans la journée de jeudi, l'agence de presse avait cité deux commandants des talibans afghans qui annonçait l'élection d'Akhtar Mohammad Mansour. « La choura tenue dans les environs de Quetta [mercredi soir, NDLR] a élu à l'unanimité le mollah Mansour comme le nouvel émir des talibans », avaient indiqué ces deux sources.

    Le second du mollah Omar

    Akhtar Mohammad Mansour, né en 1960 dans la province de Kandahar, avait été nommé mi-2009 chef adjoint du conseil suprême des talibans qui compte 10 membres, avant d’être nommé second du mollah Omar en février 2010. Il a également exercé des responsabilités militaires au sein du mouvement taliban.

    Il figure depuis 2001 sur la liste des personnes recherchées par les Nations unies pour leurs activités au sein du régime taliban. Ancien ministre de l’Aviation civile et des Transports du régime qui a dirigé l’Afghanistan de 1996 à 2001, il a été détenu au Pakistan avant de revenir en Afghanistan, en 2006, où il aurait trempé dans le trafic de drogue, selon l’ONU. « Il opérait dans les provinces afghanes de Khost, Paktia et Paktika. À la même époque, il était également ‘’gouverneur’’ taliban de Kandahar », peut-on lire sur sa fiche d’identification dressée par le Comité du Conseil de sécurité des Nations unies.

    S’il est effectivement officialisé, ce choix pourrait déplaire à certains commandants qui lui préféraient le fils du mollah Omar, Mohammad Yakoub. Akhtar Mansour pencherait plutôt du côté des négociations de paix avec le gouvernement afghan, qualifiées d'ailleurs de « légitimes » par le mollah Omar dans un message il y a 15 jours. Ce qui n'est pas surprenant quand on sait que le chef taliban était mort depuis longtemps lorsque ce message a été envoyé en son nom, et qu'en fait c'est Akhtar Mansour qui dirigeait de facto les talibans depuis deux ans.

    Les pourparlers menacés

    Sur le terrain, les rebelles qui demandaient des preuves de vie du mollah ne devraient pas apprécier qu'on leur ait menti. Cela pourrait alimenter les départs vers les rangs de l’organisation Etat islamique qui recrute aujourd'hui chez les talibans et qui, elle, est opposée à toutes discussions.

    La seconde session de pourparlers entre les talibans et le gouvernement afghan devait commencer ce vendredi au Pakistan. Elle a été reportée. Islamabad explique que c'est à la demande des talibans qui auraient évoqué « l'incertitude soulevée par la mort du mollah Omar ». Dans un communiqué les talibans affirment eux ne « pas être au courant de l'existence de ce processus ». Ils semblent donc déjà s'en distancier. Si ces pourparlers de paix reprennent, leur valeur dépendra surtout de l’autorité qu'aura sur ses troupes le nouveau chef des talibans.

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