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    Asie-Pacifique

    La Chine dévalue le yuan et agite les marchés financiers

    media Le yuan chinois a subi trois dévaluations consécutives en l'espace de trois jours, les 11, 12 et 13 août 2015. CHINA-REFORM/VOLATILITY REUTERS/Petar Kujundzic

    Troisième jour consécutif de dévaluation pour le yuan. En plaçant la monnaie chinoise à son plus bas niveau depuis 2011, la Banque de Chine espère ainsi relancer les exportations. Cette décision a fait chuter le cours des matières premières dans les Bourses mondiales avant qu'elles ne se ressaisissent ce jeudi.

    Quand la deuxième économie du monde marque le pas avec une croissance estimée à 7 % cette année, son plus bas niveau depuis un quart de siècle, les marchés ont de quoi s’inquiéter. Les trois dévaluations de suite du taux de référence du yuan opérées par la Banque centrale chinoise (2 %, 1,6 % et 1 % les 11, 12, 13 août) ont en effet entraîné sans surprise le recul du cours des matières premières. 

    Pas de « guerre des devises »
     
    Pékin se défend de vouloir relancer une nouvelle « guerre des devises » en assurant que la baisse de sa monnaie n’était que transitoire. « Actuellement, il n’y a aucun fondement à une dépréciation prolongée du taux de change du yuan » a déclaré l’assistant du directeur de la PBOC (Banque centrale chinoise). « L’idée que l’on viserait une dévaluation de 10 % pour stimuler nos exportations est absolument absurde », a-t-il poursuivi au cours d’une conférence de presse, une rareté pour l’institution.
     
    Les propos de Zhang Xiaohui semblent avoir provoqué l’effet escompté. Après deux longues journées de dégringolade sur le marché des matières premières suite aux deux premières dévaluations surprises, le calme est un peu revenu. Par ailleurs, la Bourse de Hong Kong a clôturé ce 13 août en hausse de 0,43 % alors que les principales Bourses européennes se relevaient également.
     
    Les secousses brutales des jours précédents semblent se tempérer. Mais le choc a été rude, chaque marché ayant bien enregistré que dorénavant la Chine allait diminuer ses importations de matières premières. Les achats se faisant en dollars, un yuan affaibli limite d’autant le pouvoir d’achat chinois.  Le salut aurait pu venir de la consommation intérieure, mais elle ne compte encore que pour la moitié dans la croissance chinoise.  
     
    Internationaliser le yuan
     
    La Chine étant le premier importateur au monde de pétrole, de métaux et de soja, la perspective d’une diminution de ses achats constitue en soi une alerte pour tous les opérateurs. Le marché l’a aussitôt enregistré avec une baisse du cours du cuivre de 4 %, le baril de pétrole en recul de 3 % à 42 dollars et le cours du minier Glencore en descente continue. Pour mémoire, la Chine achète notamment 40 % du cuivre échangé dans le monde. 
     
    Déjà bien ralenti depuis 2011, le marché des matières premières a tout à redouter du recul chinois et pas grand-chose à espérer de l’Europe, de l’Asie, ni des Etats-Unis. Seul l’or a rebondi ces quatre derniers jours, retrouvant du coup sa valeur refuge. D'ailleurs, la Chine n’a cessé d’accroître ses réserves du métal précieux ; de 1054 tonnes en 2009, elle est passée à 1658 tonnes en juin 2015, soit une hausse de 60 %.
     
    Un trésor que la Chine a constitué dans l’objectif de normaliser son statut financier international en intégrant le panier de devises qui fonde les droits de tirages spéciaux (DTS), la « monnaie » du Fonds monétaire international. En rejoignant le système des DTS, la Chine mise sur la possibilité qu’il devienne une monnaie commune mondiale capable de contester la suprématie du dollar.  

     

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