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    Asie-Pacifique

    Birmanie: Shwe Mann, chef du parti au pouvoir, démis de ses fonctions

    media Thura Shwe Mann, chef du parti au pouvoir en Birmanie et président du Parlement, a été démis de ses fonctions au profit de son numéro 2. REUTERS/Soe Zeya Tun

    C’est une purge. Elle a lieu au sein du parti des anciens militaires actuellement au pouvoir en Birmanie. Le réformateur Thuma Shwe Mann, à la tête de cette formation politique jusqu'à mercredi 12 août au soir, a été privé de ses fonctions par la force, comme son secrétaire général. Ces mouvements ont lieu à trois mois des élections législatives. Ce sont les militaires qui ont poussé Shwe Mann vers la sortie, dans un pays où l’armée, bien qu'officiellement retirée du jeu politique, continue de jouer un rôle prépondérant.

    avec notre correspondant à Rangoon, Remy Favre

    Le siège de l’USDP, parti des anciens militaires actuellement au pouvoir, a été encerclé par l’armée mercredi 12 août au soir. Ses issues ont été bouclées et les militants empêchés de quitter le bâtiment situé à Naypyidaw, la capitale politique. La situation perdurait ce jeudi en matinée. Le président du parti, Thura Shwe Mann, est quant à lui neutralisé dans sa résidence. Il a été démis de ses fonctions, comme l'a rapporté The Irrawaddy, un journal birman. Thura Shwe Mann avait des ambitions présidentielles. Le voilà privé de ces dernières par la force.

    A trois mois des élections législatives, cette purge interne montre que l’armée reste intouchable en Birmanie. En une nuit, elle peut anéantir politiquement l'un des personnages les plus importants du pays. Shwe Mann, le président du Parlement, était favori dans la course à la présidence birmane. Mais ce réformateur s’est trop opposé à l’institution militaire ces derniers mois. Il a ainsi soutenu des amendements constitutionnels visant à réduire l’influence de l’armée. Il n’a pas favorisé la candidature aux législatives de généraux qui venaient de rendre l’uniforme pour se présenter en tant que civil.

    L'armée n'a pas lâché prise

    Car le scrutin birman à venir attise beaucoup de convoitises : plus de mille sièges sont à pourvoir dans deux chambres nationales et quatorze parlements régionaux. Les partis politiques ont jusqu’à ce vendredi pour transmettre à la commission électorale la liste de leurs candidats aux législatives de début novembre. C'est cette sélection des impétrants qui a entraîné ces dernières heures d’importantes tensions dans le camp du pouvoir. Le parti des anciens militaires a du mal à choisir ses candidats, parmi les dizaines de généraux et hauts gradés qui ont démissionné de l’armée cette semaine pour se présenter sous l’étiquette USDP en tant que civils.

    La procédure est habituelle dans ce parti. Mais il semblerait que deux factions se sont affrontées : celle proche de Thura Shwe Mann, qui est un réformateur assez proche de l’opposante Aung San Suu Kyi, et celle proche des militaires plus conservateurs. Shwe Mann ne semble pas s'être montré suffisamment loyal envers l’armée et certaines de ses composantes. D'où le retour de bâton. Pourtant, depuis quatre ans, l'institution militaire avait donné l’impression de lâcher son emprise sur le pays, en autorisant les réformes pro-démocratiques importantes qui ont été discutées en Birmanie.

    Tensions aussi à la LND

    Les tensions internes aux partis n'épargnent cependant pas la LND. La Ligue nationale pour la démocratie, le parti d’Aung San Suu kyi, est également agitée de soubresauts. Nombre de ses membres espéraient être candidats, mais n’ont pas été retenus par la direction, sans en comprendre la raison. A Pakkoku, dans le centre du pays, certains ont manifesté pour protester et la direction de la LND a pris des sanctions : dix personnes ont été exclues. Douze autres ont démissionné pour dénoncer publiquement de méthodes dictatoriales, dans ce parti pourtant pro-démocratie. Beaucoup de membres se sont plaints. Après le dépôt de ces plaintes, une trentaine de changements ont eu lieu sur la liste des candidats.

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