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    Asie-Pacifique

    Le modèle chinois est-il en crise?

    media La Bourse de Shanghai a accusé une baisse de 8,5%, le 24 août 2015, la plus forte en huit ans. REUTERS/Aly Song

    Drame de Tianjin, krach boursier sont venus écorner cet été l’image de puissance triomphante de la Chine. Inquiet, le monde se pose la question de savoir s’il s’agit d’une crise de croissance ou d’une phase délicate d’un pays au parcours au demeurant assez exceptionnel. La crédibilité du régime chinois est-elle menacée, remettant en cause l’avenir du pacte faustien passé entre le Parti et le peuple depuis les années 1980 : la dictature en échange de la croissance ? L’ère des superlatifs est-elle derrière la Chine ?

    Le modèle chinois est en crise. « Mais ce constat ne date pas de cet été, estime Valérie Niquet, responsable du pôle Asie à la Fondation pour la recherche stratégique, les faiblesses du modèle sont anciennes ». Opinion partagée par Jean-François Dimeglio, président d’Asia Centre pour qui « le processus continu de réformes s’est arrêté en 2000 dans l’illusion que tout allait bien. Principal chantier, la réforme du système financier. Elle n’a pu se faire, car l’équipe en place a préféré se focaliser sur des choses plus visibles comme l’organisation des Jeux olympiques. L’enrichissement général a aussi endormi les décideurs chinois. C’est une réforme compliquée à mettre en place ». « Il faut un consensus politique pour construire des décisions qui viennent remettre en cause la main du pouvoir sur le système », estime pour sa part Jean-François Huchet, professeur des universités à l’Inalco-Langues orientales. « On sait depuis 2003 que le système ne peut pas continuer mais les autorités ont perdu du temps et au-delà on ne sait pas très bien dans quelle direction le gouvernement chinois veut aller ».

    « Une économie qui a besoin de monter en gamme »

    La légitimité du président chinois Xi Jinping est-elle sur le gril ? « La question qui se pose, estime Valérie Niquet, est de savoir si Xi Jinping a la capacité d’imposer les réformes à l’ensemble de la Chine et surtout s’il en a la volonté. Il n’est pas certain qu’il soit si favorable à des réformes massives qui mettraient en cause l’assise de son pouvoir ». Jean-François Dimeglio rappelle, quant à lui, que le président chinois n’est en place que depuis deux ans et qu’il n’en est qu’à son premier mandat. Pour Jean-François Huchet, il faut voir ce qui s’est passé depuis 1978. « On disait alors que les problèmes allaient ensevelir le gouvernement. Ce qui ne s’est pas produit. Aujourd’hui, les problèmes sont beaucoup plus nombreux et beaucoup plus complexes. On n’est plus dans une économie de transition mais dans une économie qui a besoin de monter en gamme. Ça va demander du temps ».

    La faiblesse de la croissance chinoise ? « La Chine n’est pas encore une puissance développée. Elle a besoin d’une forte croissance ». Les 4% ou 5% annoncés vont-ils suffire ? « En dessous de 7%, ça va être difficile », estime Jean-François Huchet.

    Les conséquences géopolitiques du ralentissement chinois ? « Tous les pays émergents exportateurs de matières premières vont pâtir du ralentissement chinois », estime Valérie Niquet. De fait, la décélération du marché chinois et la chute en demande de matières premières va peser sur les économies angolaise, nigériane, sud-africaine et zambienne. Mais l’Afrique n’est pas la seule. L’Amérique latine est également concernée. Brésil, Venezuela….

    « Il s’agit d’un ralentissement de l’économie chinoise, précise Jean-François Huchet, pas d’un effondrement. La Chine va rester un moteur, car elle a aussi besoin d’outils de projection comme c’est le cas avec ce qui se passe en Asie centrale. La Chine cherche à exporter pour faire travailler les entreprises chinoises qui n’ont plus de chantiers sur le plan intérieur. Et sur le plan politique, on voit un pays qui a décidé d’abandonner sa doctrine du profil bas. La Chine cherche des portes d’entrée. Elle veut s’intégrer ».

    Toutes ces analyses sont à retrouver dans notre émission Géopolitique, le débat, samedi 5 septembre, à 18h10 TU.

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