GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mardi 26 Juillet
Mercredi 27 Juillet
Jeudi 28 Juillet
Vendredi 29 Juillet
Aujourd'hui
Dimanche 31 Juillet
Lundi 1 Août
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Asie-Pacifique

    La plus grande famille de yakuzas du Japon en pleine division

    media Shinobu Tsukasa (nom réel, Kenichi Shinoda), le parrain des Yamaguchi Gumi en avril 2011. AFP PHOTO / JIJI PRESS

    Le plus grand syndicat du crime japonais, les Yamaguchi-gumi se livre a une lutte pour le pouvoir entre deux de ses principaux gangs. La presse parle d’un profond schisme. En clair, les Yamaguchi-gumi font le ménage dans leurs rangs.

    Les Yamaguchi-gumi, c’est 23 000 adhérents. Ils occupent un imposant siège dans un quartier residentiel de Kobe au Japon. Leur fief historique est le Kansai, la région d’Osaka-Kobe-Kyoto. Leur parrain, Shinobu Tsukasa, n’est pas originaire de ce fief du Kansai. Mais de la région de Nagoya, le siège de Toyota. Et son intronisation en 2006 n’a jamais fait l’unanimité a Kobe parmi les chefs de bandes du Kansai. La désignation de Shinobu Tsukasa à la tête du plus grand syndicat du crime japonais était due à la prospérité de ce nouveau pôle de croissance économique, la région de Nagoya, plus dynamique que celle de la région d’Osaka-Kobe-Kyoto.

    Les yakuzas s'immiscent dans l'économie

    Le parrain du Yamaguchi-gumi a donc été designé pour des raisons purement économiques, la richesse de la région de Nagoya, et cela crée des jalousies et, aujourd’hui, une division au sommet de la hiérarchie du syndicat du crime. Le yakuza actuel n’est plus le sabreur tatoué au petit doigt coupé des films noirs. Ceux qui tiennent le haut du pavé sont ceux qui ont transformé leurs gangs en de véritables entreprises actives dans l’immobilier, la construction, les activités portuaires, la spéculation boursière. Tout ce qu’il y a de plus légal. Les gangsters qui contestent le pouvoir de Shinobu Tsukasa ont crée une structure concurrente appelée «Kobe Yamaguchi-gumi» qui compterait entre 3 000 et 4 000 gangsters sur les 23 000 adhérents du syndicat. Bref, une minorité de dissidents ou de sécessionistes. Pas de quoi, on s’en doute, impressionner le parrain du Yamaguchi-Gumi.

    Une guerre des gangs ?

    La police n’exclut pas des violences. Le parrain veut éviter une guerre des gangs, dit-on. Cela coûterait trop cher. Il règle les problèmes internes par absorption des bandes locales dans la logique des fusions-acquisitions du grand capital. Il a su mettre sous tutelle les bandes de Kyoto et du sud du Japon. Avec le déclin de l’économie de la région d’Osaka-Kyoto-Kobe, il a entrepris sa grande marche sur Tokyo. La priorité de ce grand patron du crime japonais est d’assurer la prospérité de son syndicat et de fédérations de familles amies. Sans verser de sang.

    → Lire aussi l'article du Monde, En déclin, les yakuzas changent leur fusil d’épaule

    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.