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    Asie-Pacifique

    Indonésie: une ONG se bat contre le business des singes mendiants

    media La pratique des singes mendiants déguisés est interdite à Jakarta depuis deux ans. Photo by Ardiles Rante/ Barcroft Media / Getty Images

    En Indonésie, une association se bat pour obtenir l'interdiction nationale d’une pratique courante dans le pays, celle des singes mendiants. Elle est interdite dans la capitale Jakarta depuis deux ans, mais elle reste encore courante dans de nombreuses autres villes du pays.

    De notre correspondante à Jakarta,

    Les Topeng Monyet, « singes masqués », se trouvent sur les bords des routes, aux feux rouges, à côté de leurs maîtres, souvent des musiciens. Ces petits singes sont déguisés en petits rockers par exemple. Ils portent des petits blousons, une casquette, et souvent des masques, d’où leur nom en indonésien. A première vue, cela peut sembler amusant de voir un petit singe se déhancher avec une petite guitare en plastique à la main et un chapeau sur la tête. Les passants, les automobilistes donnent quelques sous, sans savoir souvent que ces petits singes vivent un véritable enfer.

    Torturés pour être exhibés

    Acheter ces singes est interdit en Indonésie. Mais en réalité, on les trouve facilement sur certains marchés, parfois pour moins de cinq euros. Les petits singes sont kidnappés bébés. Cela veut souvent dire que leur mère a été tuée par les braconniers. On leur enlève souvent les dents pour éviter qu’ils ne mordent. Et pour les dresser à devenir des petites bêtes de foire, c’est une véritable torture. Ils sont suspendus par le cou pendant plusieurs heures, les poignets attachés dans le dos, pour leur apprendre à se tenir bien droit.

    Une pratique en baisse à Jakarta

    La pratique est interdite depuis tout juste deux ans dans les rues de la capitale indonésienne. Une interdiction appliquée car on ne voit quasiment plus de singes mendiants dans les rues de Jakarta, sûrement parce que les animaux ont été « rachetés » environ 50 euros, par les autorités. L’association de défense des animaux Jakarta Animal Aid Network, qui avait demandé l’interdiction, explique que pour l’année dernière par exemple, ils n’ont reçu que deux signalements de singes mendiants à Jakarta, alors qu’avant l’interdiction, on les appelait tous les jours. 

    Un refuge sur l'île de Java

    Le but bien sûr, c’est de les relâcher dans la nature. Mais cela prend beaucoup de temps. Ces petits singes ont été kidnappés très jeunes, ils ne sont pas aptes à la vie dans la nature. Souvent, ils n’ont plus de dents pour se défendre. Et puis, bien sûr, ils sont traumatisés. Ils ont été torturés, mal nourris pendant des années. La responsable de l’association qui travaille avec des singes depuis vingt ans dit n'avoir jamais vu auparavant des animaux en si mauvaise condition.

    Pour l’instant, seule une cinquantaine de singes ont pu être relâchés dans un refuge, dans une forêt sur l’île de Java. Ils sont enfin en sécurité. Mais le combat de l’association est loin d’être fini. Ce qu’ils veulent maintenant, c’est que la pratique des singes mendiants soit abolie dans tout le pays.

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