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    Asie-Pacifique

    Migrants: Amnesty accuse l’Australie d’avoir payé des passeurs

    media Le navire de la marine australienne, le HMAS Choules, a renvoyé les 46 migrants vietnamiens au port de Vung Tau au Vietnam. @wikimedia

    Amnesty International accuse l’Australie d’avoir payé des passeurs pour refouler des migrants en mer. L’ONG de défense des droits de l’homme a enquêté plusieurs mois sur la question après un premier cas survenu en mai dernier. Dans un rapport publié ce mercredi, l’association conforte ces allégations et fait état d’une deuxième affaire similaire.

    La scène se passe le 22 mai dernier lorsque des gardes-côtes australiens s'approchent d'une embarcation. A son bord se trouvent soixante-cinq migrants, dont des enfants et une femme enceinte, et six passeurs. Les gardes-côtes les transfèrent sur leur frégate où ils les détiennent en cellules pendant une semaine, certains privés de soin ou d’accès à leurs médicaments.

    Le 31 mai, les gardes-côtes fournissent aux migrants deux nouvelles embarcations. Mais pas question de rejoindre l'Australie. Les autorités remettent 26 500 euros aux passeurs pour faire demi-tour. Direction : l’Indonésie. Elles leur fournissent même des cartes des côtes indonésiennes leur indiquant où débarquer sans se signaler aux autorités locales. A court de carburant, l’un des deux bateaux sera finalement secouru par les gardes-côtes indonésiens après avoir heurté des rochers.

    Une affaire similaire serait survenue en juillet dernier. Des agents des services australiens auraient là encore payé l’équipage d’un bateau pour faire passer ses passagers en Indonésie.

    Amnesty International appuie son enquête sur des entretiens avec 62 migrants, les six membres d’équipage et des responsables indonésiens, ainsi que des preuves matérielles, notamment la somme confisquée aux passeurs, en billets de 100 dollars américains flambant neufs.

    Pour l'ONG, l’Australie a donc de facto dirigé une opération de trafic humain. Quand il s'agit de sa politique envers les demandeurs d'asile, l'Australie devient un pays de non-droit, estime encore l'organisation. Depuis 2013, Canberra refoule systématiquement vers l’Indonésie tous les bateaux de migrants qui approchent de ses côtes, en usant de violence verbale et physique. Il arrive aussi qu’elle les place dans de centres de rétention délocalisés à Nauru et en Papouasie, dans des conditions inhumaines dénoncées par les ONG, mais aussi par l’ONU.

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