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    Asie-Pacifique

    Des « e-sportifs » sud-coréens bannis à vie pour des matchs truqués

    media Des douzaines de jeunes joueurs de jeux vidéo sud-coréens s'affrontent durant un tournoi de Starcraft, en 2001. AFP PHOTO KIM-JAE HWAN

    Le monde du sport électronique sud-coréen est en ébullition, après les arrestations de plusieurs « cyber-athlètes » professionnels accusés d’avoir été payés par des réseaux mafieux pour des matchs arrangés. La Corée du Sud est le pays où le jeu vidéo s’est le plus professionnalisé au monde, mais la précarité de certains de ces professionnels du clavier et de la souris les rend plus vulnérables à la tentation de la corruption.

    La police sud-coréenne a arrêté deux « e-sportifs », un entraîneur et neuf intermédiaires, dont des anciens joueurs : douze personnes au total, accusées d’avoir arrangé cinq matchs de Starcraft II entre janvier et juin. C’est la première fois que l’entraîneur d’une équipe professionnelle est impliqué dans un tel scandale.

    Starcraft II est le jeu en ligne le plus populaire en Corée du Sud. Le pays compte environ 500 joueurs « pro » et le jeu vidéo y est devenu un sport de spectacle à part entière, avec des matchs toutes les semaines, des chaînes de télévision, et des stades remplis de fans pour les finales.

    Le revers de la médaille, c’est le développement des paris, illégaux et liés aux réseaux mafieux. La tentation de corrompre les joueurs est forte. Les « cyber-athlètes » récemment inculpés auraient reçu jusqu’à 15 000 euros par partie arrangée.

    Punition exemplaire

    Les instances sud-coréennes du jeu vidéo ont réagi avec sévérité. La très sérieuse fédération sud-coréenne du sport électronique a banni à vie les joueurs et l’entraîneur, avant même que la justice ne se prononce. Elle fait aussi pression sur les sites Internet de streaming pour supprimer les chaînes de diffusion des accusés.

    Cette punition exemplaire s’explique par le fait qu’un scandale similaire, il y a cinq ans, avait donné un coup d’arrêt spectaculaire au développement du « e-sport » en Corée : les sponsors s’étaient enfuis, quatre équipes avaient mis la clé sous la porte, ainsi qu’une chaîne de télévision.

    Or la fédération a de grandes ambitions pour le jeu vidéo, qu’elle veut développer comme un sport à part entière, et qu’elle rêve de faire entrer aux Jeux Olympiques ! Elle a donc voulu frapper fort.

    Ce n’est donc pas la première affaire de matchs truqués en Corée du Sud. Les scandales de triche se multiplient, et pas seulement en Corée. Cette année une équipe américaine du jeu Counter Strike a aussi été accusée d’avoir perdu des matchs sur commande.

    Précaires

    Même s’il ne s’agit pas d’excuser les joueurs, cette corruption est facilitée par la précarité dans laquelle ils se trouvent : si les champions gagnent beaucoup d’argent, la grande majorité a un salaire très bas. L’équipe sud-coréenne aujourd’hui sur la sellette, Prime, était une équipe très modeste.

    Et la carrière d’un « cyber-athlète » est courte : quelques années tout au plus, avec peu de possibilités de reconversion, comme entraîneur, par exemple. Ce n’est pas comme le foot où les règles sont immuables, les jeux vidéo changent vite et sont constamment remis à jour.

    Cette affaire de corruption confirme en tout cas que le sport électronique n’est finalement pas si différent des autres sports professionnels !

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