COP21: Hollande obtient «un accord ambitieux» de la part de Pékin - Asie-Pacifique - RFI

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COP21: Hollande obtient «un accord ambitieux» de la part de Pékin

media Le président chinois, Xi Jinping (g.) reçoit le chef d'Etat français, François Hollande (dr.) pour une visite officielle de deux jours. REUTERS/Jason Lee

François Hollande est en visite officielle en Chine. Le président français est accompagné par cinq ministres, 23 personnalités de prestige et 50 chefs d'entreprise. François Hollande mise beaucoup sur ce déplacement pour l'économie française, mais aussi et surtout pour la COP21. Ce lundi, la France et la Chine viennent d'ailleurs de se mettre d'accord pour « parvenir à un accord juridiquement contraignant » lors de la conférence de Paris sur le climat.
 

De notre envoyée spéciale à Pékin, Anissa el Jabri

L'objectif a été clairement énoncé par François Hollande dès son arrivée en Chine : la France attend du plus gros pollueur mondial des engagements, avant la Conférence de l'ONU sur le climat à Paris (COP21). Ce lundi, les attentes du président français ont été entendues : la Chine a convenu d'un engagement. Il s'agit de continuer l’effort après la COP21, avec ce qu’on appelle « une clause de révision ». Tous les cinq ans, on fait le point pour évaluer, où chacun des pays en est et si tous tiennent leurs engagements.

François Hollande veut le croire : ce mécanisme permettra des efforts supplémentaires. Il s'agit en effet d'un pas important, surtout lorsque l'on se souvient qu’il y a quelques jours, l’ONU lançait cet avertissement : avec les engagements actuels, ce qu’on appelle « les contributions » des pays, on est sur la trajectoire de 2,7°C pour le réchauffement climatique, 3 disent même les ONG. Bref, bien loin des 2°C affichés.

Echec de Copenhague

Pour François Hollande, l'engagement de Pékin est une avancée décisive. Le président français a eu cette formule, lundi à la mi-journée : « Nous avons posé les conditions qui permettent un succès à la Conférence de Paris ».

Du côté des écologistes, on est déjà bien plus sceptique. L’eurodéputé Yannick Jadot indiquant : « Cette formule, elle n’est pas contraignante, elle est vague ». En fait, les écologistes ont en mémoire qu’en 2009 à Copenhague, c’est bien la Chine qui a contribué à faire capoter l’accord.

Leader de la croissance verte

Pourtant, c'est un moment clé dans l'histoire de la Chine. L'ambition affichée de Pékin aujourd'hui est de devenir le leader mondial de la croissance verte. Le gouvernement veut surtout s'assurer le soutien des classes moyennes urbaines qui veulent une meilleure qualité de vie, alors qu'elles sont confrontées quotidiennement à la pollution.

A Chongqing, dans le centre du pays, première étape de la visite du président français, les expatriés et beaucoup de Chinois consultent régulièrement leur téléphone pour surveiller l'indice de la qualité de l'air. Cette ville-région de 35 millions d'habitants, quasiment la moitié de la population de la France sur le territoire de l'Autriche, est le siège d'usines et d'industries lourdes, symbole d'une Chine dont le régime voudrait tourner la page. La diplomatie française entend bien profiter de ce moment clé. L'Elysée espère même que la position chinoise entraînera d'autres grands pays émergents dans son sillon.

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