GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mercredi 25 Mai
Jeudi 26 Mai
Vendredi 27 Mai
Samedi 28 Mai
Aujourd'hui
Lundi 30 Mai
Mardi 31 Mai
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Asie-Pacifique

    Népal: la police charge les manifestants à la frontière avec l’Inde

    media La police a usé de balle réelle contre les manifestants, un Indien a été tué. Birganj, à la frontière entre le Népal et l'Inde, le 3 novembre 2015. AFP PHOTO / Prakash MATHEMA

    Le Népal souffre toujours d'un blocage de ses échanges avec l'Inde, qui empêche le pays de recevoir du pétrole depuis plus d'un mois. Les populations du Sud, appelées Madhesis, protestent contre la nouvelle Constitution qui ne leur offrirait pas assez de reconnaissance. Lundi, la police népalaise a essayé de briser ce blocus, ce qui a relancé les affrontements avec la population et causé la mort d’un Indien. Un couvre-feu a été imposé, mais la tension reste palpable.

    Avec notre correspondant à New Delhi,  Sébastien Farcis

    Lundi matin, la police a chargé contre la centaine de manifestants qui sont installés depuis plus de quarante jours sur le pont qui sert de frontière entre le Népal et l'Inde, au niveau de la ville de Birganj. L'objectif était avant tout, selon la police, de permettre le retour de 250 camions indiens, coincés depuis le début du mouvement au Népal.

    Les protestataires ont résisté et la police a usé de balle réelle, tuant un Indien. « La police et le ministre de l'Intérieur affirment que la victime participait aux manifestations et jetait des pierres sur la police, mais nous avons parlé aux témoins et aux proches de cette personne, et ils affirment qu'il venait de rendre visite à sa soeur et il était en train de rentrer chez lui. Nous avons également parlé aux médecins qui ont examiné le corps et ont dit qu'il avait été abattu à bout portant », rapporte Kanshan Jha, un journaliste local.

    Ce décès a de nouveau enflammé cette région des plaines, où la population se sent discriminée par les élites des montagnes de la capitale et demande des amendements à la nouvelle Constitution. Il y a un mois, les premiers affrontements avec la police avaient causé la mort de 31 civils, dont un enfant de 18 mois. Ce mardi, la population locale a défié le couvre-feu et envoyé des cocktails Molotov sur les forces de l'ordre.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.