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    Asie-Pacifique

    Bombay 2008, Paris 2015: vivre après la terreur

    media Des messages de paix ont été inscrits sur des murs de Bombay, non loin d'un des sites où les attaques terroristes meurtrières ont eu lieu le 28 novembre 2008, en Inde. AFP/Indranil MUKHERJEE

    Les attaques à Paris ont rappelé de terribles événements aux Indiens, et particulièrement aux habitants de Bombay, qui ont connu des attaques similaires le 26 novembre 2008. Un commando de 10 terroristes pakistanais avait tiré sur la foule : dans les grands hôtels, ou dans des bars de la ville. Comment le quotidien de ces habitants a changé depuis lors ? Comment ont-ils surmonté ce traumatisme ?

    De notre correspondant à New DelhiSébastien Farcis

    En 2008, le choc a été fort. C'était la première fois que l'on voyait des terroristes descendre dans les rues et tirer sur la foule, dans des bars ou des hôtels. Le traumatisme a été d'autant plus important que l'attaque a duré pendant trois jours, car les terroristes étaient retranchés dans cet hôtel du Taj, et faisaient face aux forces de sécurité. Ils tueront au final 166 personnes.

    Les habitants de Bombay sont malheureusement habitués à cette terreur. La ville a été la cible de huit attentats entre 1995 et 2008. Et la capitale financière a rapidement repris un rythme normal, avec cette volonté de ne pas céder à la peur. Car la population, majoritairement pauvre, n'a pas le luxe de s'arrêter de travailler; Et les soins psychologiques post-traumatiques sont peu développés en Inde. Le fameux restaurant Leopold, lui, a rouvert quatre jours après, et ses murs sont toujours criblés des impacts de balle en souvenir.

    Une sécurité renforcée après le 28 novembre 2008

    Après ces attaques, la sécurité est devenue une préoccupation majeure pour les Indiens. Des détecteurs de métaux ont été installés dans les gares, les contrôles sont devenus réguliers, voire envahissants, à l'entrée de tout lieu public, hôtel ou centre commercial. Il est devenu également plus compliqué d'ouvrir une ligne de téléphone portable, car les terroristes ont utilisé ces réseaux pour communiquer entre eux ou faire sauter leurs bombes.

    Et puis, les discriminations contre les musulmans ont augmenté : la ville de Bombay, célèbre en Inde pour accueillir toutes les religions d'Asie du Sud, compte près de 20 % de musulmans. Et après ces attaques, ils ont été les premiers visés souvent à tort : des arrestations arbitraires, des cas de torture par une police à cran et déterminée à retrouver ceux qui ont collaboré avec les terroristes. Un jeune habitant de Bombay avouait qu'inconsciemment, les habitants ont commencé à se méfier des musulmans trop barbus, de ceux qui ont l'air extrêmistes, quand ils rentrent dans un train. « C'est logique », affirme-t-il.

    Les Indiens, fatalistes, ont continué à vivre

    Les partis extrêmistes essaient de capitaliser sur ces craintes, et certains ont fleuri malheureusement en jouant sur la crainte des Indiens envers les islamistes. Les habitants, quant à eux, ont développé une sorte de fatalisme par rapport au risque de nouvelles attaques. Mais à Bombay, malgré cette répétition macabre des attentats, personne ne s'est empêché de vivre, de sortir ou de prendre le train. C'est peut-être ce qui est le plus rassurant.

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