COP21: l’Inde, acteur majeur des négociations pour le climat - Asie-Pacifique - RFI

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COP21: l’Inde, acteur majeur des négociations pour le climat

media Les agriculteurs indiens figurent parmi les victimes les plus durement touchées par le changement climatique. REUTERS/Ajay Verma/Files

A une semaine de la conférence de Paris sur le climat, l'Inde est au centre de l'attention. En terme absolu, le pays est le troisième émetteur de CO2 du monde. Mais de manière relative, un Indien émet dix fois moins qu'un Américain et trois fois moins qu'un Français. Surtout, l'Inde a encore un besoin considérable de développement pour aider sa population à sortir de la pauvreté. C'est pourquoi elle jouera gros lors de ces négociations.

Avec notre correspondant à New Delhi,

La position de principe des dirigeants indiens chargés de négocier dans une semaine à Paris dans le cadre de la COP21 est claire : le pays a besoin de se développer. Besoin de donner accès à l'électricité aux 300 millions d'habitants qui ne sont pas connectés au réseau, besoin de continuer l'industrialisation naissante et besoin d’accroitre les réseaux de transports. Cela passera inévitablement par une hausse significative des émissions de carbone.

Les négociateurs soulignent toutefois qu'ils ont de la marge. L'Inde est l'un des plus faibles émetteurs du monde par habitant. Cela ne veut pas dire que New Delhi ne souhaite pas prendre part aux efforts mondiaux. L'Inde plaide pour un plan ambitieux de développement de l'énergie solaire. L'objectif est de multiplier par 25 les capacités de production de solaire dans les sept ans à venir afin que, d'ici à 2030, 40 % de l'électricité soit produite par des sources renouvelables.

Le pays prévoit ainsi de lancer lors de la conférence de Paris une alliance internationale du solaire. L'objectif est de favoriser le partage de technologies entre pays du sud, au lieu d'attendre un transfert de la part des pays industrialisés. Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a soutenu cette initiative lors de son passage à New Delhi vendredi dernier.

Conflit nord-sud

Les chercheurs indiens prévoient une confrontation ardue à Paris, face à des pays industrialisés. Des nations comme les Etats-Unis, qui ne sont pas prêts à remettre en cause leur mode de vie extrêmement polluant, mais qui demandent à l'Inde de se serrer la ceinture avant même que toute sa population ait accès à l'électricité.

Selon le Centre pour la science et l'environnement, meneur des débats, Paris accouchera bien d'un texte, mais minimaliste, non contraignant juridiquement, et surtout qui risque d'enterrer la différenciation entre les pays du nord, responsables historiques du réchauffement climatique, et ceux du sud.

Une population souvent trop pauvre pour se soucier du climat

Le réchauffement climatique est une notion abstraite pour la majorité de la population indienne, qui gagne à peine de quoi se loger et se nourrir correctement. La prise de conscience de ses effets est toutefois croissante. Dans des villes comme Delhi, les journaux et une partie des habitants se mobilisent contre l'insoutenable pollution atmosphérique.

Alors que dans les campagnes, les paysans se révoltent, parfois même vont jusqu'à se suicider, accablés par de longues sécheresses ou des pluies non prévues qui ravagent leurs récoltes. Ces agriculteurs ne nomment pas ces changements de manière aussi précise, mais ils en sont les premières victimes.

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