GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mardi 21 Juin
Mercredi 22 Juin
Jeudi 23 Juin
Vendredi 24 Juin
Aujourd'hui
Dimanche 26 Juin
Lundi 27 Juin
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Asie-Pacifique

    Bavure de Kunduz: le mea culpa des Etats-Unis

    media Le général américain John Campbell, commandant des forces américaines et de l'Otan en Afghanistan (Isaf), lors d’une conférence de presse dans les locaux de la coalition à Kaboul, le 25 novembre 2015. REUTERS/Massoud Hossaini/Pool

    En Afghanistan, après le bombardement de l’hôpital de MSF de Kunduz début octobre par les forces aériennes américaines, qui a causé la mort de 30 personnes, dont 13 salariés de l’ONG, l’Otan a réaffirmé ce mercredi à Kaboul qu’il s’agissait d’un acte involontaire. Lors d’une conférence de presse dans les locaux de la coalition à Kaboul, le général John Campbell, commandant en chef des troupes américaines et de l'Otan, le visage fermé, a évoqué « une erreur » à la fois technique et humaine en conclusion de l’enquête menée par les Etats-Unis.

    « Comme j’ai déjà eu l’occasion de l’exprimer, il s’agit d’un faux pas tragique. Le centre médical a été considéré comme une cible par erreur. Les forces américaines ne viseraient pas délibérément un centre hospitalier ou tout autre bâtiment du même type. Nous présentons nos condoléances à tous. »

    Selon l’explication officielle délivrée par le général Campbell, l’aviation américaine aurait en fait voulu viser un autre bâtiment, proche de l’hôpital, et contrôlé par les talibans, qui avaient pris le contrôle de la ville. Un problème technique aurait toutefois empêché l’aviation d’utiliser les coordonnées GPS pour localiser la cible et de mauvaises informations d’aiguillage, venues cette fois de l’armée afghane au sol, auraient conduit à cette confusion tragique, rapporte notre correspondant à Kaboul, Joël Bronner.

    Le général Campbell a beau avoir qualifié dans son discours à Kaboul l’enquête de l’Otan d’« indépendante », ses conclusions ont peu de chances de satisfaire MSF, qui évoque une suspicion de crime de guerre. L’ONG doute depuis le départ de la sincérité des différentes investigations militaires et réclame, depuis le mois d’octobre, la constitution d’une enquête véritablement indépendante des forces armées. Une requête, qui nécessite l’accord de Kaboul comme de Washington, et qui est restée jusqu’à présent lettre morte.

    Les doutes de MSF se basent notamment sur deux élements. Cinq jours avant l'attaque, l'ONG avait transmis aux commandements militaires les coordonnées spécifiques de l'unité de soins, et c'est précisément ce bâtiment qui a été détruit, après une heure d'attaque malgré les appels répétés de l'ONG dès la première frappe. Ensuite, dans un rapport, MSF soulignait que la plupart des militaires afghans soignés à l’hôpital avaient été évacués quelques jours plus tôt. En revanche, les insurgés étaient de plus en plus nombreux. Parmi eux, deux hauts responsables des talibans.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.