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    Asie-Pacifique

    La Chine bientôt paradis des animaux clonés ?

    media Dans l'un des boxs de l'institut Sooam Biotech, une chienne mère porteuse allaite les petits clones qu'elle a fait naître. RFI/Frédéric Ojardias

    La Chine compte devenir numéro un dans le secteur du clonage d’animaux. Près de Pékin, la ville de Tianjin, qui a fait les gros titres cet été suite à l’explosion d’un entrepôt chimique, pourrait bientôt se vanter d’avoir la plus grande usine de clonage dans le monde, pour un investissement de près de 30 millions d’euros. Une usine qui produira vaches, chiens et chevaux à l’échelle industrielle.

    Après Dolly, la brebis écossaise qui avait fait beaucoup de bruit en Europe en 1996, voici Miu, la vache chinoise. Loin d’être de la science-fiction, les travaux ont déjà commencé. L’usine de reproduction d’animaux devrait être opérationnelle en juin prochain. Dans un premier temps, 100 000 embryons seront fabriqués, mais l’objectif est beaucoup plus ambitieux. A terme, un million de vaches naîtront chaque année grâce au clonage dans les laboratoires de Tianjin, dans le nord-est du pays.

    La société de biotechnologie Boyalife, qui mène ce projet, n’est pas à son coup d’essai: 550 chiens renifleurs clonés sont déjà affectés aux douanes pour détecter des drogues ou des explosifs. D’ailleurs,le partenaire sud-coréen des Chinois s’est fait un nom comme apprenti sorcier : il a été impliqué dans un scandale de clonage humain il y a une dizaine d’années.

    « Où est la ligne rouge ? »

    Si l’on en croit le président de Boyalife, les agriculteurs ont du mal à produire assez de veaux pour satisfaire l’appétit grandissant des consommateurs chinois. « La viande de bœuf clonée est la plus savoureuse que j’ai jamais mangée », assure Xu Xiaochun. Mais les clones ne sont pas tous destinés à l’abattage – l’usine peut aussi produire la copie conforme de votre chien domestique décédé pour un coût de 90 000 euros/pièce tout de même.

    En Europe, le clonage reste interdit. En Chine, la nouvelle a fait le buzz sur les réseaux sociaux. « Des créatures clonées sont contre-nature », s’inquiète ainsi un certain Wax. Un autre internaute se demande : « Où est la ligne rouge ? Et pourquoi c’est toujours en Chine que tout est permis ? ». Jiefei est plus philosophe en disant que « toute la beauté de la cuisine est dans ses ingrédients naturellement différents. Quelle horreur de manger aujourd’hui exactement ce qu’on a mangé hier ! » Et Xiaowei lance cette idée: « Le bœuf cloné devrait être d’abord servi aux dirigeants du Parti communiste et à leurs familles. Moi, je vais y goûter dix ans plus tard ! »

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