L'Alliance solaire, réponse indienne au réchauffement climatique - Asie-Pacifique - RFI

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Le président autrichien, Alexander Van der Bellen, issu du parti écologiste, avait remporté le scrutin du 22 mai dernier avec 50,3% des suffrages. Seulement 31 026 votes le séparaient de son concurrent, le candidat du FPÖ (extrême droite) Norbert Hofer. La Cour pointe des irrégularités dans le dépouillement de certains suffrages. Cette décision sans précédent, qui valide le recours déposé par le FPÖ de M. Hofer, ouvre la voie à un nouveau scrutin, sans doute à l'automne.

L'Alliance solaire, réponse indienne au réchauffement climatique

media Un champ photovoltaïque dans l'Etat du Gujarat. wikipedia/citizenmj

L’Inde a profité de la Conférence internationale de Paris sur le climat pour affirmer ses ambitions en matière d’énergie solaire. Elle propose de constituer une alliance de pays du Nord et du Sud désireux de coopérer pour développer leur potentiel dans le secteur de l'énergie solaire. Cette initaitve indienne qui réunit quelque 120 pays bénéficie du soutien de la France.

Le lancement par le Premier ministre indien Narendra Modi de son projet d’ « Alliance solaire internationale » a été l’un des événements majeurs de la journée du 30 novembre, le premier jour de la Conférence sur le climat. Le président français François Hollande tout comme Ban Ki-moon, Secrétaire-général des Nations unies, ainsi que plusieurs chefs d’Etat venus à Paris pour la COP 21, ont participé à cette rencontre.

Imaginée et conçue par les Indiens, cette alliance se veut une plateforme de coopération entre des pays développés disposant de technologies dans le solaire et des pays riches en énergie solaire et désireux d'investir dans cette énergie comme source de substitution pour la production de l’électricité. C’est le cas de l’Inde, mais aussi de nombreux pays africains et latino-américains qui soutiennent l’initiative de New Delhi.

Prenant la parole lors de la réunion pour le lancement du projet, Narendra Modi a déclaré que la centaine de pays situés entre les tropiques du Cancer et du Capricorne et dotés en moyenne de 300 jours d’ensoleillement, sont les membres potentiels de cette nouvelle organisation internationale en cours d'installation. Rappelant que malgré l’abondance d’énergie solaire dont ces pays bénéficient, une grande partie de leurs populations sont privées d’électricité, le Premier ministre indien a expliqué que l’objectif de l’alliance qu'il propose « est de faire du solaire une partie intégrante de notre vie et de l’amener dans les villages et les communautés qui ne sont pas connectés ».

Plaque tournante de l’énergie solaire

Cette initiative des autorités indiennes a aussi pour l’objet d’imposer New Delhi comme une plaque tournante de l’énergie solaire à un moment où le pays fait le pari des renouvelables pour juguler les effets de réchauffement climatique. L’Inde est en effet menacée, avec les glaciers himalayens qui fondent à grande vitesse, les terres agricoles en train de s’assécher alors que les habitants de la capitale indienne respirent l’air le plus pollué du monde. Confrontées à ces menaces, les autorités indiennes affirment leur volonté politique pour développer les énergies renouvelables et en particulier les potentiels de leur pays en énergie solaire.

Ce virage stratégique dans le domaine de l’énergie date de l’arrivée au pouvoir de Narendra Modi qui a l’ambition de porter à terme la part des renouvelables dans l’électricité produite au niveau national à 40% d’ici à la fin 2030, contre moins de 12% actuellement. Le gouvernement Modi mise plus particulièrement sur le solaire où l’objectif affiché est de construire des installations permettant de produire 100 000 mégawatts, soit cinq fois plus qu’aujourd’hui. Ces objectifs font partie de la contribution indienne au processus de réconciliation du développement économique et la réduction des émissions des gaz à effet de serre, dans le cadre de la COP21.

Les spécialistes pensent que le projet indien dans le domaine du solaire est trop ambitieux et que New Delhi n’aura pas les moyens nécessaires pour atteindre ces objectifs. La réalisation de ces derniers nécessitera en effet un financement au bas mot de l'ordre de 100 milliards de dollars sur sept ans. Rappelons toutefois que la passion pour le solaire de Modi ne date pas d’aujourd’hui. Elle remonte à l’époque où il était « chief minister » de l’Etat du Gujarat, entre 2001 et 2014. Le volontarisme dont il avait su alors faire preuve lui avait permis de transformer le Gujarat en l’Etat le plus vert du sous-continent, avec l’installation de 900 megawatts de projets attribués à des investisseurs indiens et étrangers.

Volontarisme

C’est le même volontarisme qui a conduit Narendra Modi, devenu depuis Premier ministre de la troisième économie de l’Asie, à imaginer l’Alliance globale qu’il a lancée à Paris. Cette Alliance qui prendra à terme la forme d’une agence intergouvernementale – l’Agence internationale pour la promotion des technologies solaires et leurs applications - propose de réunir quelque 125 pays et mise sur un effet de masse pour faire baisser le prix du matériel solaire et attirer des investissements.

Le quartier général de l’agence sera vraisemblablement situé à New Delhi qui prendra en charge le coût de son installation et de son fonctionnement (estimé à 30 millions de dollars). Plateforme de financement et de collaboration technologique, cette agence servira d’interface entre pays développés et pays en voie de développement pour développer les installations solaires dans les pays demandeurs. Les investissements nécessaires pour la réalisation de ces projets sont évalués à quelque 100 milliards de dollars par an, comme l’a rappelé le Premier ministre indien lors de la présentation de son programme d’Alliance globale à la dernière réunion du G20 à Antalya, en Turquie. « Les pays développés doivent partager leurs technologies propres et fournir une assistance financière aux pays en développement pour combattre le changement climatique », avait-il déclaré.

Cette idée de coopération financière et technologique entre le Nord et le Sud en matière d'énergie verte semble avoir fait son chemin, si l’on en juge par l’accueil enthousiaste réservé à l’initiative indienne. Qualifiant l’Alliance solaire internationale de Narendra Modi de « justice climatique à l’œuvre », François Hollande a estimé qu’elle anticipe en quelques sortes l’Accord de Paris.

• Vous pouvez retrouver notre site spécial et notre dernier webdocumentaire consacrés à la COP21.

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