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    Par trois accès différents, les forces d'élite irakiennes sont entrées, ce lundi matin, dans la ville de Fallouja, située à 50 km à l'ouest de Bagdad, avec pour objectif d'en chasser le groupe jihadiste Etat islamique (EI), ont annoncé des commandants de l'opération.

    Asie-Pacifique

    La Chine va expulser la journaliste française Ursula Gauthier

    media Ursula Gauthier, photographiée en 2003 à Paris après l'obtention d'un des prix Louis Hachette, grâce à l'un de ses articles sur la Chine. AFP PHOTO ERIC FEFERBERG

    La correspondante à Pékin de l'hebdomadaire français L'Obs, Ursula Gauthier, a annoncé avoir été informée vendredi 25 décembre par les autorités chinoises qu'elle serait de facto expulsée le 31 décembre. Elle était la cible depuis un mois d'une violente campagne d'attaques dans les médias d'Etat chinois, qui lui demandaient des excuses publiques pour un article qui a déplu au pouvoir. Elle devient le premier journaliste étranger à subir ce sort en Chine depuis 2012.

    La correspondante à Pékin de L'Obs, Ursula Gauthier, a annoncé vendredi 25 décembre qu'elle serait expulsée le 31 décembre. En poste dans la capitale chinoise depuis six ans, Ursula Gauthier est l'objet depuis un mois de virulentes attaques de la part de médias d'Etat et d'officiels suite à son article sur les ambiguïtés de la lutte antiterroriste chinoise dans la région du Xinjiang, dont la population est en majorité musulmane.

    Le ministère chinois des Affaires étrangères lui a téléphoné ce vendredi 25 décembre pour l'informer que, faute d'« excuses publiques » de sa part, sa carte de presse ne serait pas renouvelée, a déclaré la journaliste. « On m'a confirmé que si je ne faisais pas amende honorable publiquement à propos de mes actions et de mes paroles erronées, et que je ne me désolidarisais pas des ONG ayant pris ma défense, je devrais quitter le territoire au 31 décembre », a-t-elle raconté.

    « L'atmosphère devient irrespirable ici »

    Ursula Gauthier avait déjà signifié aux autorités que de telles excuses étaient à ses yeux « hors de question » et « impensables ». Son visa de journaliste ne sera donc pas renouvelé, ce qui est synonyme d’expulsion. Elle est le premier correspondant étranger en Chine à faire l'objet d'une telle mesure depuis l'expulsion en 2012 de Melissa Chan, qui travaillait pour la chaîne de télévision Al Jazeera.

    « Il faut que je fasse un déménagement en moins d’une semaine, que je dise au revoir à tous mes amis et que je parte sans savoir si je pourrais revenir un jour, regrette Ursula Gauthier. J’ai passé dix ans de ma jeunesse en Chine, puis six ans parmi les plus riches de ma carrière de journaliste. Partir, ça n’est pas quelque chose de joyeux, mais en même temps l’atmosphère devient irrespirable ici, et à tous points de vue ».

    L'article mis en cause, publié sur le site internet de L'Obs, se penchait sur la réaction de Pékin après les attaques meurtrières du 13 novembre à Paris. Ursula Gauthier y décrivait les mesures répressives et la politique « antiterroriste » des autorités chinoises au Xinjiang, région en proie depuis deux ans à une recrudescence de violences. Il s'agit du berceau de la minorité musulmane turcophone des Ouïghours, dont beaucoup dénoncent des discriminations ethniques, culturelles et religieuses grandissantes à leur encontre.

    Pékin entend « intimider les correspondants étrangers »

    L'hebdomadaire français L'Obs a jugé vendredi « inacceptable » l'expulsion de facto de sa correspondante à Pékin et estimé que c'était « un avertissement lancé à tous les reporters étrangers basés en Chine ».

    « Après la mise au pas générale de la presse chinoise » depuis l'arrivée au pouvoir du président Xi Jinping, Pékin entend avec cette expulsion « intimider les correspondants étrangers, notamment sur les questions concernant les minorités, particulièrement au Tibet et au Xinjiang », estime Ursula Gauthier. Les journalistes étrangers en Chine subissent fréquemment pendant leurs reportages des entraves de la part des forces de l'ordre, empêchés de se rendre dans certaines régions ou de rencontrer des sources sur des sujets « sensibles ». De son côté, le ministère français des Affaires étrangères déclare « regretter » que le visa de la journaliste ne soit pas renouvelé.

    ►A (re)lire : le blog de Stéphane Lagarde
    La Chine expulse la correspondante de l’Obs à Pékin

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