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    Asie-Pacifique

    «Femmes de réconfort»: Tokyo et Séoul trouvent un accord

    media Le chef de la diplomatie japonaise Fumio Kishida (g.) et son homologue sud-coréen Yun Byung-Se à Séoul, le 28 décembre 2015. AFP PHOTO / POOL / JUNG YEON-JE

    Les ministres japonais et sud-coréens se sont donc rencontrés ce lundi 28 décembre à Séoul. Ils avaient rendez-vous pour une réunion qui devait permettre de solder un contentieux vieux de 70 ans portant sur la question des « femmes de réconfort », ces femmes, coréennes pour la plupart, qui avaient été contraintes de se prostituer dans l'armée japonaise durant la Seconde Guerre mondiale. Un accord a été trouvé ce matin.

    Séoul et Tokyo ont donc trouvé un accord, ce lundi, sur l'épineuse question des « femmes de réconfort », l’enrôlement de près de 200 000 jeunes Asiatiques durant la Seconde Guerre mondiale, en majorité Coréennes mais aussi quelques Occidentales, qui furent forcées à la servitude sexuelle. Cet accord sera « définitif et irréversible » si le Japon assume ses responsabilités, a déclaré aux journalistes Yun Byung-Se, le chef de la diplomatie sud-coréenne, à l'issue de discussions à Séoul avec son homologue japonais Fumio Kishida.

    Ce dernier a annoncé que son pays avait accepté de verser un milliard de yens (7,5 millions d'euros) de dédommagement aux victimes, ces femmes enrôlées de force dans les bordels de l'armée impériale durant la Seconde Guerre mondiale.

    Responsabilité

    Ainsi Shinzo Abe, ce lundi, a exprimé par téléphone ses plus profonds regrets en ce qui concerne cette question. Il offre notamment à la présidente sud-coréenne ce qu’elle demandait depuis l’arrivée au pouvoir du Premier ministre japonais, qui a la réputation d’être négationniste : sa contrition la plus profonde et la reconnaissance de la responsabilité de son pays.

    Shinzo Abe avait provoqué un tollé dans la région dès sa première accession au pouvoir en 2007, déclarant à l’époque que la plupart de ces jeunes femmes n’avaient pas été forcées de se prostituer et que l’armée japonaise n’avait pas joué un rôle de proxénète. Une vision que ne partage pas une majorité de Japonais.

    Révisionnisme

    Mais dans les allées du pouvoir nippon, on trouve une minorité de nationalistes, de révisionnistes, qui n’acceptent pas le legs de l’histoire, notamment que l’armée japonaise ait pu commettre de telles atrocités contre des femmes, les réduire en esclavage dans les bordels militaires japonais de la Grande Asie. Pourquoi ? Parce qu’après la guerre, explique notre correspondant à Tokyo, Frédéric Charles, les Américains n’ont pas vraiment voulu traduire devant la justice internationale les plus hauts responsables de l’Etat et les confronter en particulier avec cette question des « femmes de réconfort » qui divise toujours les deux voisins, séparés par un étroit détroit, depuis cinquante ans maintenant. Aujourd’hui, le Japon d'Abe fait donc marche arrière.

    Le Japon a accepté de verser 7,5 millions d'euros de dédommagement aux quelques dizaines de «femmes de réconfort» encore en vie. REUTERS/Hong Ki-won/Yonhap

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