GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Jeudi 22 Septembre
Vendredi 23 Septembre
Samedi 24 Septembre
Dimanche 25 Septembre
Aujourd'hui
Mardi 27 Septembre
Mercredi 28 Septembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Asie-Pacifique

    L'Inde bloque Free Basics, le service internet gratuit de Facebook

    media Free Basics, le service de Mark Zuckerberg, est vivement dénoncé en Inde, accusé de ne pas respecter la neutralité du net. ©Facebook

    L'Inde compte la deuxième plus grande population du monde mais seulement un Indien sur 6 est connecté à Internet. Facebook a promis d'aider le pays à combler ce manque grâce à son projet appelé Free Basics, qui permet d'accéder à une partie de la Toile de manière gratuite. Cependant, les autorités indiennes ont suspendu cette initiative la semaine dernière pour l'examiner de plus près et plus d'une centaine d'experts viennent de signer une pétition pour empêcher qu'il soit remis en service.

    De notre correspondant à New Delhi,

    Free Basics est une plateforme pour smartphone proposée par Facebook dans 37 pays émergents. Et qui se veut très philanthropique. Dans ses clips vidéos de promotion diffusés ces jours ci en Inde, la société de Mark Zuckerberg affirme offrir, comme son nom l'indique, un service d'internet de base et gratuit. Les Indiens qui possèdent un smartphone pourront s'en servir pour surfer sur certains sites internet sans avoir à payer. Et accéder ainsi à des portails de santé ou de recherche d'emploi jusqu'à bien sûr, le réseau social Facebook.

    FreeBasics ne fait pas l'unanimité en Inde

    L'autorité indienne de régulation des télécommunications a suspendu ce service la semaine dernière afin d'évaluer s'il n'enfreignait pas la neutralité du net, une notion qui garantit qu'un fournisseur d'accès ne limite pas la liberté de navigation de l'utilisateur, ce qui s'apparenterait à une censure déguisée. Pour une centaine de professeurs de sciences et d'informatique venant des plus prestigieuses universités indiennes, Free Basics ne respecte pas cette neutralité.

    Dans une lettre commune, ils critiquent également le fait que c'est Facebook qui décide ce qui est considéré comme « basique ». Un choix biaisé, expliquent-ils : c'est « comme si une entreprise de chocolats sélectionnait quels devaient être les aliments essentiels d'une personne ». Ce n'est, en plus, pas totalement gratuit, car toute connexion sur d'autres sites est surfacturée, et surtout, Facebook peut avoir accès aux données utilisées sur cette plateforme. Ce qui est périlleux si on se connecte à des services bancaires ou de santé. Ils recommandent donc vivement aux autorités de ne pas l'autoriser en Inde.

    Zuckerberg sera fixé le 14 janvier 2016

    Les autorités doivent décider le 14 janvier prochain de l'avenir de Free Basics. En attendant, Facebook a lancé un appel au soutien de tous ses abonnés indiens, et 8 millions d'entre eux ont répondu. Le même nombre de messages a été envoyé aux autorités par des opposants. L'enjeu est crucial pour la société américaine: l'Inde compte le plus grand nombre d'abonnés à Facebook après les Etats-Unis, et devrait compter 300 millions de nouveaux internautes dans les deux ans à venir. Avec Free Basics, Mark Zuckerberg veut s'assurer que la première chose que ces initiés découvrent sur internet est bel et bien son réseau social.    

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.