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    Asie-Pacifique

    Les relations Inde-Pakistan à l'épreuve de l'attaque de Pathankot

    media Un garde indien en poste près de la base militaire de Pathankot, le 2 janvier 2016. REUTERS/Mukesh Gupta

    Un attentat contre une base militaire indienne au Pendjab, dans le nord du pays, samedi matin a fait 8 morts parmi lesquels figurent les 5 membres du commando terroriste. Cette attaque, qui n'a pas été revendiquée, survient une semaine après la visite surprise du Premier ministre indien Narendra Modi au Pakistan. Elle est perçue comme une tentative d'enrayer les relations indo-pakistanaise, alors qu'on assiste récemment a une reprise du dialogue au plus haut niveau entre New Delhi et Islamabad.

    Avec notre correspondant à New Delhi, Antoine Guinard

    La base de Pathankot a finalement été sécurisée samedi après-midi, plus de 13 heures après le début de l'assaut. Tous les membres du commando terroriste ont été abattus sans avoir causé de dégât aux avions et aux hélicoptères parqués dans cette base clé de l'armée de l'air. Ce qui était leur objectif principal, selon la presse indienne. Des opérations de ratissage se sont poursuivies tard dans la soirée samedi, alors que toute la région du Pendjab est encore en Etat d'alerte.

    Le Premier ministre indien Narendra Modi a condamné cette attaque, fustigeant « les ennemis de l'humanité qui veulent voir échouer la nation indienne ». Une fois n'est pas coutume, New Delhi n'a pas accusé ouvertement le Pakistan alors qu'un groupe terroriste pakistanais est pourtant fortement soupçonné d'être derrière l'opération. Un haut responsable du ministère de l'Intérieur a même déclaré les discussions avec Islamabad se poursuivrait, et que la lutte contre le terrorisme en resterait le sujet principal.

    Le gouvernement Modi veut ainsi prouver qu'il est de bonne foi et veut réellement établir coûte que coûte un dialogue avec le Pakistan. Dialogue que l'attentat de Pathankot, qui survient une semaine après la visite symbolique de M. Modi chez le frère-ennemi, visait précisément à faire échouer.

    Si des complicités internes à l’armée indienne venaient à être prouvées, là, on rentrerait dans une nouvelle logique car ça voudrait dire que des milieux musulmans, possiblement, seraient maintenant infiltrés eux-aussi par des groupes jihadistes pakistanais. Et ça ce serait une première, qui aurait des conséquences, à n’en pas douter, sur la situation intérieure indienne.
    Christophe Jaffrelot chercheur au CERI-Sciences Po 03/01/2016 - par Christophe Paget Écouter

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