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    Le scrutin, qui devait se tenir en décembre, sera organisé au plus tard au 29 juillet 2017 annonce le ministère de l'Intérieur gabonais. La décision a été prise par la Cour constitutionnelle, saisie par le Premier ministre, selon la déclaration du ministre de l'Intérieur Lambert Matha transmise à l'Agence France presse.

    Asie-Pacifique

    Pakistan: une réunion pour relancer le processus de paix afghan

    media Les talibans contrôlent aujourd'hui entre 20 et 35% du territoire afghan. AFP PHOTO / Noorullah Shirzada

    Islamabad accueille ce lundi 11 janvier 2016 une conférence quadripartite pour relancer le processus de paix en Afghanistan. Des représentants de la Chine, des Etats-Unis, du Pakistan et de l’Afghanistan se retrouvent pour dresser une feuille de route des futures discussions.

    Une réunion, quatre parties. Le Pakistan d’abord. Par ses liens historiques avec les talibans afghans, il constitue aujourd’hui le seul interlocuteur capable de ramener les rebelles afghans à la table des négociations, rappelle notre correspondant à Islamabad, Michel Picard.

    Les Etats-Unis ensuite. Comptant 9 800 hommes sur les 13 000 membres de l’Otan présents en Afghanistan, ils portent la voix et apportent la caution de la communauté internationale. La Chine, puissance régionale, tient pour sa part à superviser ce qui pourrait dessiner l’avenir de la région.

    Quant au fragile gouvernement afghan, incapable sans aide étrangère de maintenir l’unité et la stabilité du pays, il devra composer avec ses trois interlocuteurs du jour pour renforcer sa crédibilité sur le terrain. Une légitimité mise à mal par de violentes attaques d’envergure ces derniers mois. Les talibans contrôlent aujourd’hui entre 20% et 35 % du pays et semblent avoir retrouvé une vigueur inédite depuis qu’ils ont été chassés du pouvoir en 2001.

    Sur cet échiquier complexe, chacun a ses intérêts. Pour le Pakistan et l’Afghanistan, exposés chez eux à une sérieuse menace, une stabilisation régionale est indispensable, analyse Jean-Luc Racine, directeur de recherche au CNRS. « Les Chinois y ont tout intérêt parce qu’ils aimeraient jouer gros financièrement avec le Pakistan avec leur corridor économique et commercial qui ouvrirait, via la vallée de l’Indus, toute la Chine occidentale vers l’océan Indien et le golfe Persique », poursuit Jean-Luc Racine. L’Iran pourrait d’ailleurs lui aussi rejoindre les discussions. Il vient d'en exprimer la possibilité à Abdullah Abdullah, le chef du gouvernement afghan.

    La crainte du groupe Etat islamique

    Les premiers jalons de la feuille de route ont été posés en décembre lors de la visite à Kaboul du chef de l’armée pakistanaise. C’est d’ailleurs sur le territoire pakistanais, à Quetta, qu’est historiquement basée la Choura, l'instance qui coordonne la stratégie politique et militaire des talibans. Et c’est dans cette ville qu’ils ont élu l’été dernier le mollah Mansour comme nouveau chef et successeur du mollah Omar.

    L’une des craintes des participants à cette conférence est de voir l’organisation Etat islamique s’implanter durablement dans des zones tribales talibanes. Pour l’heure, la présence du mouvement jihadiste est minime tant les différentes factions talibanes ont refusé toute allégeance et se battent farouchement contre ceux qui veulent instaurer l’Etat islamique sur le sol afghan.

    Ce rendez-vous sera donc l’occasion d’aborder en coulisse la stratégie à adopter face à l’émergence dans la région du groupe islamiste. Et parmi les hypothèses à l’étude : laisser les talibans gérer des pans entiers de territoires pour servir par la même occasion de pare-feu à l’installation du groupe Etat islamique à la frontière du Pakistan.

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