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    Asie-Pacifique

    Le groupe EI revendique les attaques à Jakarta

    media Des policiers se regoupent non loin des lieux des attaques, à Jakarta, le 14 janvier 2016. REUTERS/Beawiharta

    Le groupe Etat islamique affirme être derrière les attentats qui ont frappé le centre de Jakarta, ce jeudi. Des attaques qui ont coûté la vie à deux civils et aux cinq assaillants, selon les autorités indonésiennes.

    L'organisation Etat islamique a revendiqué l'attaque qui a coûté la vie à au moins deux civils, ainsi qu'aux cinq assaillants, ce jeudi en plein centre de la capitale indonésienne.

    « Des combattants de l'Etat islamique ont effectué, ce matin, une attaque armée contre des ressortissants étrangers et les forces de sécurité chargées de leur protection dans la capitale indonésienne », a rapporté l'agence Aamaaq sur le service de messagerie instantanée Telegram.

    Auparavant, le chef de la police de Jakarta, Tito Karnavian, avait fait part de ses soupçons quant à la responsabilité du groupe jihadiste essentiellement implanté en Syrie et en Irak. Selon Tito Karnavian, un Indonésien du nom de Bahrun Naim, qui se trouverait actuellement en Syrie, « préparait cela depuis un moment ».

    Le groupe Etat islamique a récemment lancé un avertissement menaçant d’un attentat dans la capitale, a rappelé le parte-parole de la police Anton Charliyan. Le niveau d'alerte a été relevé à son maximum à Jakarta.

    Le centre commercial Sarinah visé

    C’est le cœur de Jakarta qui a été visé ce jeudi matin, et en l’occurrence ici l’une des icônes de l’ère Suharto, le centre commercial Sarinah, premier grand magasin du pays ouvert en 1962, où se trouve notamment le café Starbucks, cible des tirs.

    La chaine américaine a fait savoir qu’elle fermait tous ses cafés dans la capitale « jusqu’à nouvel ordre ». La galerie commerciale accueille également un cinéma lui aussi visé, ainsi qu’un poste de police, peut-être le point de départ de l’attaque selon le New York Times.

    Selon plusieurs témoins, les premières déflagrations ont retenti peu après 10 h 30 (3 h 30 TU). Des images qui circulent sur les réseaux sociaux montrent de la fumée entre les immeubles, des blessés évacués dans des ambulances, des véhicules blindés de la police aussi derrière lesquels s’abritent les forces de l’ordre sur l’avenue Thamrin, l’axe centrale de la capitale indonésienne qui accueille de nombreuses ambassades ainsi que les sièges de plusieurs grandes entreprises.

    Trois kamikazes

    Parmi les cinq assaillants figuraient trois kamikazes qui visaient initialement le café Starbucks en face du centre commercial Sarinah, a expliqué un responsable de la police. Après la première explosion, deux extrémistes armés de pistolets ont pris deux hommes en otage. La police a déclaré dans un premier temps qu'il s'agissait d'un Algérien et d'un Néerlandais, mais le chef de la police, Tito Karnavian, a rectifié plus tard, disant que le second était Canadien et non Néerlandais.

    D'après un porte-parole de la police indonésienne, l'Algérien, blessé, a réussi à s'échapper, mais le deuxième homme a été exécuté par balle, et un Indonésien qui avait essayé de prêter secours aux deux otages a également été tué.

    Le président indonésien s’est rendu sur le lieu de la fusillade. Joko Widodo a qualifié les attaques « d’actes terroristes » demandant à son peuple « de ne pas avoir peur ».

    « Le radicalisme est présent partout dans le pays »

    Pour Yohanes Sulaiman, analyste politique indonésien contacté par RFI, le chef de l'Etat doit combattre davantage l'islamisme radical qui touche tout le pays : « Le radicalisme est présent partout dans le pays, y compris à Jakarta. Je pense que le président Jokowi devrait intervenir dans plusieurs régions où les minorités sont opprimées et ou le dialogue n’existe pas. Comme à Bogor par exemple ou le maire a interdit aux chiites d’organiser leur festival religieux. Bogor est en réalité l’une des villes les plus intolérantes d’Indonésie.

    Comme je l’ai dit, à Jakarta aussi vous pouvez trouver des islamistes radicaux. Une étude réalisée il y a quelques années indiquait qu’environ un tiers des professeurs de religion dans les établissements publics de Jakarta considéraient qu’il était acceptable de tuer au nom de l’Islam. L’ancien président Yudhoyono avait conscience du danger de l’islamisme radical, mais il n’avait pas la volonté politique de l’affronter. Dans le cas de Jokowi, je pense qu’il va pouvoir se servir de cette attaque pour entreprendre une véritable campagne d’éradication du terrorisme. Pour préserver une bonne situation économique, je crois sincèrement que Jokowi a beaucoup plus de marge de manœuvre que Yudhoyono qui avait au sein de son cabinet des membres du parti islamiste ».

    Parmi les très nombreux messages de soutien, celui de l’ambassade de France, située à quelques dizaines de mètres du centre commercial. Message de « condamnation des attentats odieux de Jakarta » sur Twitter. « Solidarité de la France avec l’Indonésie. Sympathie aux familles des victimes. »

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