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    Asie-Pacifique

    Philippines: les armes à feu bannies pendant la période électorale

    media La sénatrice Grace Poe, candidate à l'élection présidentielle en campagne, à Kalibo aux Philippines, le 12 janvier 2016. Reuters

    La période électorale a débuté dimanche dernier aux Philippines. Jusqu’aux élections générales du 9 mai, il est interdit aux Philippins de porter des armes à feu. Des barrages routiers ont commencé à être mis en place dans plusieurs provinces pour désarmer la population.
     

    Les armes à feu sont faciles à acquérir aux Philippines, ce qui est l’un des héritages de la colonisation américaine. Les élections aux Philippines ont toujours été violentes. Il s’agit donc pour la Commission Electorale d’éviter que cette violence puisse influencer le scrutin. La Commission électorale des Philippines (Comelec), est dotée de pouvoirs dits « extraordinaires » en période électorale. Elle a ainsi le droit d’autoriser expressément le port d’armes à certaines personnes et pas à d’autres.

    Désarmer la population

    Depuis dimanche dernier, des milliers de barrages routiers ont été mis en place par la police et par l’armée à travers l’archipel, en particulier dans les lieux et les régions susceptibles de connaître des violences à caractère politique. Des armes ont été saisies et plusieurs personnes ont été arrêtées et seront jugées pour port d’arme illégal. La Commission électorale a également suspendu un millier d’agents de sécurité qui travaillaient comme gardes du corps pour des personnalités politiques.

    Des élections violentes aux Philippines

    Le monde politique aux Philippines est dominé par quelques grandes familles, des dynasties, qui monopolisent le pouvoir sans pour autant que ce pouvoir soit effectif sur l’ensemble du territoire. L’archipel des Philippines, ce sont plus de 7 000 îles. Certaines sont livrées à la loi de groupes armés. D’autres, sont soumises à des milices armées dirigées par des politiciens locaux. Une guérilla communiste demeure active, en particulier dans les campagnes. Ainsi, les élections donnent régulièrement lieu à des conflits violents. Lors des dernières élections, en 2010, le convoi d’un politicien avait été attaqué par l’armée privée de son rival quelques mois avant le scrutin. 58 personnes, dont 34 journalistes, avaient été tuées.

    A chaque échéance électorale, le port des armes est interdit

    Beaucoup de philippins sont armés. Officiellement, ils seraient 1,2 million à posséder une arme, mais beaucoup d’autres possèdent des armes à feu non déclarées. Il y aurait également, selon les Nations unies, plus d’une centaine d’armées privées à la solde de politiciens locaux. Les violences en période électorale prennent différentes formes. Il peut s’agir de meurtres, mais aussi d’enlèvements, d’actes de terrorisme, d’attaques ciblés contre des rassemblement politiques, des candidats ou leurs supporters. Dans le contexte actuel aux Philippines, il est donc difficile d’envisager des élections sans violences, cependant les pouvoirs extraordinaires donnés à la commission électorale lui permettent certainement d’apaiser le processus électoral.
     

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