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    Asie-Pacifique

    Japon: Anonymous pirate le site de Nissan pour sauver les baleines

    media Un partisan du groupe Anonymous, le 23 décembre 2014 à Londres (photo d'illustration). REUTERS/Neil Hall

    Anonymous, le groupe de hackers militants, a piraté les sites internet du groupe japonais Nissan, le partenaire de Renault. Ils entendent ainsi protester contre la reprise du programme japonais de chasse à la baleine.

    Les militants d’Anonymous veulent sauver les baleines et Nissan est la victime collatérale de leur cause. Les hackers n’en sont pas à leur premier coup d’essai. En octobre dernier, ils avaient déjà lancé des attaques cybernétiques contre les sites internet de deux aéroports japonais pour sauver les dauphins. En effet, le Japon autorise tous les ans le massacre de plusieurs centaines de cétacés et de milliers de dauphins. Les Anonymous, collectif sans nom qui se voudraient, selon certains, la première superconscience construite grâce à internet, lancent des attaques contre des sites d’entreprises considérées comme des ennemies des valeurs défendues par le mouvement.

    Pourquoi viser Nissan ?

    Anonymous a revendiqué le blocage des sites internet de Nissan mais n’explique pas pourquoi il a pris le constructeur japonais pour cible. Selon les médias nippons, Anonymous estime peut-être que le Japon, dans son ensemble, ses entreprises incluses, ont une part de responsabilité dans cette volonté du gouvernement japonais de continuer à dépecer des baleines, malgré l’interdiction émise par l’ONU.

    Si la consommation de chair de cétacés est une tradition ancestrale japonaise, la majorité des nippons n’en mangent pas, et il en va de même pour les employés de Nissan. Selon Greenpeace, les Japonais mangent aujourd’hui 40 fois plus de viande de bœuf que de baleine, et seul 1% d’entre eux en sont amateurs et se rendent dans une poignée de restaurants spécialisés.

    Pour Anonymous, tuer des baleines n’est pas un droit culturel. Et les écologistes sont du même avis. Mais une flottille de baleiniers japonais se trouve actuellement dans l’Antarctique et entend capturer 300 baleines d’ici la fin mars. Les défenseurs de l’environnement qualifient ces expéditions de « crimes contre la nature ».

    Des institutions japonaises visées

    En tout, une centaine d’organisations japonaises, selon la chaine de télévision NHK, ont été la cible d’Anonymous entre septembre et décembre 2015. Le site officiel du bureau du premier ministre japonais, Shinzo Abe, a aussi été visé. L’élu est originaire d’une préfecture du Japon qui compte encore quelques baleiniers japonais et il est sensible à leur argument sur la tradition culinaire japonaise.

    Au pays du Soleil-Levant, la chasse à la baleine est devenue un sujet très sensible pour une minorité de néonationalistes japonais. « La chasse à la baleine est devenue la vache sacrée des Occidentaux, disent-ils, ça ne les empêche pas de tolérer la corrida et la mise à mort de taureaux ». Et même si certains néonationalistes japonais reconnaissent ne pas aimer la viande de baleine, ils n’apprécient pas l’impérialisme culinaire des Occidentaux ni, bien sûr, les attaques cybernétiques des Anonymous.

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