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    Asie-Pacifique

    Taiwan: des élections qui pourraient relancer la tension avec Pékin

    media Manifestation contre la rencontre entre Ma Ying-jeou et Xi Jinping, le 4 novembre 2015. ©REUTERS/Pichi Chuang

    Quelle attitude adopter vis-à-vis de la Chine ? Une question clé pour les électeurs taïwanais qui sont appelés aux urnes ce samedi 16 janvier pour élire leur nouveau président et les 113 députés du Parlement, le « Yuan législatif ». Les sondages indiquent une victoire écrasante de l’opposition, hostile à la politique du rapprochement menée depuis huit ans par le Kuomintang au pouvoir.

    Avec notre envoyée spéciale à Taiwan, Heike Schmidt

    La politique de la main tendue vers la Chine n’a plus la cote à Taiwan. Pourtant en huit ans de rapprochement, les échanges commerciaux avec le continent ont explosé et la Chine est aujourd’hui le partenaire numéro un de Taiwan. Quatre millions de touristes chinois ont d’ailleurs fait le bonheur des voyagistes en 2015 grâce notamment aux vols directs qui lient désormais le continent à la petite île.

    Mais le parti nationaliste, le Kuomintang, ne devrait pas profiter de ce rapprochement avec Pékin. Car tout le monde n’a pas bénéficié des fruits de ce réchauffement des relations. La croissance économique plafonne à 1%, les salaires sont bas et les prix immobiliers sont tels que beaucoup de jeunes couples peinent à avoir accès à un logement.

    De nombreux électeurs craignent de surcroît la mainmise de Pékin sur Taiwan, très fière de sa jeune et vibrante démocratie. Désenchantés de voir le Kuomintang « vendre l’âme deTaiwan » aux Chinois, ces électeurs risquent de lui infliger une défaite cuisante. Tous les sondages indiquent que la candidate de l’opposition, Tsai Ing-wen – bête noire de Pékin - sortira gagnante de ces élections.

    Méfiance vis-à-vis de la Chine

    L’un des candidats de cette opposition plus méfiante vis-à-vis de Pékin que les nationalistes du Kuomintang au pouvoir est Wu’er Kaixi. Après le massacre de la place Tiananmen en 1989, cet ex-leader étudiant chinois a trouvé refuge à Taiwan. Heike Schmidt l’a rencontré à Taipeh.

    Wu'er Kaixi, le 24 juillet 2015. REUTERS/Pell Huang

    En 1989, Wu’er Kaixi a mené le mouvement des étudiants sur la place Tiannamen. Les chars qui ont réprimé le soulèvement dans le sang, n’ont pas eu raison de son combat pour la démocratie. Exilé à Taiwan, ce militant chinois brigue un mandat de député dans le nouveau Parlement : « Je crois que je dois entrer dans la bataille pour défendre la démocratie ici. Car la démocratie taïwanaise est en danger, menacée par le régime chinois qui veut imposer ses valeurs au reste du monde. Ils ont déjà porté un coup incroyable à Hongkong, maintenant ils s’imposent ici ».

    Seule, la jeune démocratie de Taiwan ne fait pas le poids face à la Chine communiste, dit Wu’er Kaixi et accuse la communauté internationale de sacrifier la petite île au nom de l’intérêt économique : « C’est extrêmement injuste que les démocraties occidentales se rangent du mauvais côté. Vous nous avez abandonné ! A chaque fois que nous voulons faire entendre notre voix pour affirmer qui nous sommes, vous avez aidé la Chine à nous dénigrer ».

    Wu’er Kaixi estime que les élections de ce samedi seront un référendum, pour ou contre le rapprochement avec la Chine. Officiellement, Pékin considère Taiwan comme une province renégate vouée à être réunifiée un jour avec le continent.

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