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    Asie-Pacifique

    Thaïlande: l’ancienne Première ministre devant la justice

    media L'ex-première ministre Yingluck Shinawatra est issue d'une famille puissante en Thaïlande, qui a remporté toutes les élections nationales depuis 2001. REUTERS/Chaiwat Subprasom

    Le procès de Yingluck Shinawatra s’ouvre ce vendredi 15 janvier en Thaïlande. L’ex-première ministre est accusée de négligence durant son mandat concernant un programme de subvention aux riziculteurs qui s’était révélé très coûteux. La junte militaire, qui a pris le pouvoir en 2014, compte en profiter pour continuer à maintenir Yingluck Shinawatra à l’écart du jeu politique.

    Le procès de l'ex-Première ministre thaïlandaise Yingluck Shinawatra, accusée de négligence dans un procès largement jugé politique, s'est ouvert vendredi 15 janvier à Bangkok.

    Des dizaines de partisans de l’ancienne cheffe du gouvernement avaient bravé pour l'occasion l'interdiction de manifester, en vigueur depuis le coup d'Etat de mai 2014. A la place des pancartes, les soutiens de Yingluck Shinawatra portaient des roses, mais l’ancienne Première ministre a aussi reçu des épis de riz. Pour cause, c’est son programme de subvention aux riziculteurs qui est mis en accusation aujourd’hui. Celui-ci est jugé clientéliste par ses détracteurs. Il aurait favorisé la corruption et a laissé des stocks massifs de riz invendus qui ont pourri sur place. Yingluck Shinawatra a toujours défendu ce programme, « une aide nécessaire pour des agriculteurs pauvres qui n’ont jamais reçu beaucoup d’aide du gouvernement ».

    Paradoxalement la junte, qui a pris le pouvoir en 2014 par la force après la destitution de la Première ministre dans une autre affaire, et qui a toujours dénoncé ce programme, vient de mettre en place le même système pour le caoutchouc et les cultivateurs d’hévéa.

    La junte est accusée de vouloir utiliser ce procès pour écarter définitivement l’ancienne Première ministre de la politique. Yingluck Shinawatra risque dix ans de prison. Elle est déjà interdite de politique pour cinq ans. Mais selon les analystes, la junte ne voudra peut-être pas se mettre à dos ses partisans, les Chemises rouges, discrets depuis le coup d’Etat.

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