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    Les électeurs taïwanais vont-ils tourner le dos à la Chine?

    media La candidate d'opposition Tsai Ing-wen va-t-elle remporter l'élection présidentielle à Taïwan? Reuters/Damir Sagolj

    Est-ce que les électeurs taïwanais tourneront le dos à la Chine ? C’est la question clé des élections présidentielles et législatives de ce samedi 16 janvier. Les bureaux de vote sont ouverts depuis 8 h (heure locale) ce matin. Et l’affluence est grande.

    Avec notre envoyée spéciale à Taïwan, Heike Schmidt

    Sauf surprise, les Taïwanais devraient utiliser leur bulletins pour sanctionner le parti au pouvoir, le Kuomintang (KMT), grand artisan d’un rapprochement inédit avec la Chine.
    « Je veux la paix avec la Chine, mais pas la soumission aux ordres de Pékin », indiquait à RFI un électeur tout à l’heure. Selon beaucoup de Taïwanais, la dépendance du marché chinois ne fait que rendre la petite île plus vulnérable face au géant de l’autre côté du détroit.

    Le scrutin pourrait donc prendre des airs de référendum pas forcément « antichinois » mais « pro-Taïwan ». Les habitants de l’île revendiquent avec fierté leur droit de vote et leur différence avec les Chinois du continent qui ne cessent de dire qu’il n’y qu’une seule Chine.

    Mauvaise situation économique

    Autre argument avancé dans la file d’attente devant le bureau de vote : la mauvaise situation économique. Les gens se plaignent des salaires qui stagnent depuis une dizaine d’années. Ils misent sur un nouveau gouvernement pour changer la donne. Venu avec femme et enfant, Chen Zhong Chen attend patiemment son tour devant le bureau de vote. Déçu par les nationalistes au pouvoir, il donnera sa voix à l’opposition : « Nous espérons l’augmentation de nos salaires et plus de justice sociale. J’espère qu’un nouveau président et un nouveau gouvernement entendra notre voix. Heureusement qu’ici, nous avons le droit de vote et pouvons librement choisir le parti qui nous convient. »

    Ceux qui souhaitent que le parti au pouvoir reste en place, se font rare dans cette file d’attente. Ils savent que, sauf grande surprise, le parti du président Ma Ying-jeou perdra ces élections : « J’ai toujours été membre loyal du parti Kuomintang. Le président a fait un boulot correct, mais il n’a pas fait preuve de sagesse politique. » Les nationalistes risquent de payer cher leur proximité avec Pékin. Ils pourraient perdre non seulement la présidence mais aussi la majorité des sièges au Parlement pour la première fois dans l’histoire de Taïwan.

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