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    Asie-Pacifique

    Pakistan: un imam arrêté pour avoir incité un ado à se couper la main

    media Le blasphème est une question très sensible au Pakistan, république islamique, où de simples allégations déclenchent régulièrement des violences voire des lynchages. Getty Images

    Au Pakistan, un imam a été arrêté en fin de semaine soupçonné d’avoir incité un adolescent de 15 ans à se trancher la main après avoir été accusé de blasphème par erreur. Les faits se sont produits dans la province du Pendjab.

    Avec notre correspondant à IslamabadMichel Picard

    Anouar a 15 ans, il assiste à un office au cours duquel l’imam affirme que ceux qui aiment le Prophète doivent réciter leurs prières. Il demande à l’assemblée qui a cessé de faire ses prières. L’adolescent lève la main pour affirmer qu’il aime le Prophète. Incompréhension, l’imam l’accuse de blasphème.

    Une accusation gravissime qui a valu à des dizaines de personnes d’être lynchées par la foule ces dernières années. Honteux, le jeune homme s’éclipse, rentre chez lui, tranche la main qu’il a levée, la dépose sur un plateau puis vient la présenter à l’imam dès la fin de la cérémonie.

    Impossible de savoir si le geste est motivé par la foi ou la peur. Au Pakistan, le blasphème est un crime puni de la peine de mort, personne ne prend cette accusation à la légère.

    Habituellement, les accusations visent les minorités : chrétiens, hindous ou ismaélites. L’an dernier, plusieurs ont été lynchés à mort par des foules en colère. Dix-sept condamnés pour blasphème sont actuellement dans le couloir de la mort. Un malentendu, une dispute de voisinage ou un différend foncier peuvent se terminer en accusation de blasphème, souvent sans réelles preuves.

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