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    Asie-Pacifique

    La croissance chinoise n'a jamais été aussi faible depuis 25 ans

    media Le Premier ministre chinois Li Keqiang, photographié le 16 janvier 2016 à Pékin. REUTERS/Mark Schiefelbein/Pool

    C’est officiel, l'annonce a été faite ce mardi 19 janvier 2016 à Pékin par le bureau national des statistiques : la croissance du produit intérieur brut chinois pour 2015 table à 6,9 %. Elle est donc nettement en deçà de celle de 2014 (7,3 %), au plus bas depuis un quart de siècle.

    Le gouvernement espérait une croissance économique de 7 %. Avec 6,9 %, la Chine a donc raté son objectif. Preuve que la « nouvelle normalité » tant vantée par le Premier ministre Li Keqiang se fait dans la douleur, souligne notre correspondante à Pékin Heike Schmidt.

    Ce n’est pas une surprise. Ces derniers mois, presque tous les indicateurs ont viré au rouge : l’activité manufacturière, la production industrielle, le commerce extérieur et le secteur immobilier.

    Tous ces piliers traditionnels, qui ont permis à la Chine de se hisser au deuxième rang de l’économie mondiale, s’effritent aujourd’hui. S’y rajoute la dégringolade à la bourse, signe de la nervosité des investisseurs.

    Vers un nouveau modèle de croissance ?

    Ce mardi, le patron du bureau national des statistiques s’est néanmoins voulu rassurant. « Avec 6,9 %, la croissance est l’une des plus fortes dans le monde, a dit Wang Baon. Elle contribue donc toujours à hauteur de 25 % à la croissance mondiale. »

    Les autorités déploient déjà toute une panoplie de mesures pour rééquilibrer le navire qui commence à tanguer. Elles veulent une croissance portée par la consommation intérieure, l'innovation, les services, et non plus sur l'industrialisation à outrance.

    Pékin défend un modèle plus durable, avec une croissance moins rapide mais plus résistante. Toutefois, ce virage économique est encore loin d'avoir produit ses effets. Les ventes de détail ont encore dégringolé en décembre, la consommation des ménages est toujours inférieure à 40 % du PIB, l'activité manufacturière est en berne.

    Aussi, la réduction des colossales surcapacités industrielles du pays va continuer à accentuer la pression sur les exportations en chute.

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