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    Asie-Pacifique

    Vente d'avions «Rafale» en Inde: signature en vue pour la France

    media Le président français François Hollande entame dimanche 24 janvier 2016 une visite d'Etat de trois jours en Inde, en espérant conclure la vente de 36 avions de combat français «Rafale». REUTERS/Benoît Tessier

    Le président François Hollande sera en visite d'Etat en Inde à partir du dimanche 24 janvier. Un voyage à visée commerciale, qui pourrait aboutir à la signature du contrat de vente des Rafale. Après l'Egypte et le Qatar, New Delhi doit acheter à la France 36 avions de chasse.

    La commande porte sur 36 Rafale, et non plus 126 appareils comme initialement prévu. En 2007, l’armée indienne avait fait un appel d’offres portant sur l'acquisition de 126 avions de combat pour remplacer ses MIG-21 russes vieillissants. Entré en négociation commerciale depuis 2012 avec le groupe français Dassault, le gouvernement indien voulait que 108 avions soient fabriqués sous licence localement par Hindustant Aeronautics Limited et 18 en France.

    Une commande moins importante que prévu

    Le partenariat s'est avéré trop compliqué à mettre en place. Le « made in India » ayant échoué faute de partenaires fiables, notamment dans le secteur public, New Delhi a changé de stratégie et décidé d'acheter sur catalogue 36 Rafale équipés à l'identique de ceux testés par l'armée indienne. Le tout, livré le plus rapidement possible. Certes, c'est beaucoup moins que prévu, mais cela reste une belle commande évaluée à 8 milliards d’euros.

    « 36 Rafale, ça me va, ce sont 36 Rafale fabriqués en France. Ça va aussi aux salariés et particulièrement à ceux de l’usine de Mérignac. Au lieu des 18 qui étaient prévus, on prend les 36. Si le contrat peut se signer vite, on sera très satisfait. Ensuite, les besoins de l’armée de l’air indienne, on le sait, dépassent et de loin le nombre de 36. Donc, la seconde étape sera de voir comment on aborde la suite des événements. Pour l’instant, on se concentre sur 36. Moi je ne suis absolument pas déçu de passer de 126 à 36, car je vois plutôt la chose comme étant de passer de 18 à 36. Compte tenu du fait qu’on a déjà obtenu des contrats avec le Qatar et l’Egypte, ça nous va très bien pour remplir notre plan de charge », explique Eric Trappier, PDG de Dassault.

    La France, un partenaire parmi tant d'autres pour l'Inde

    Entre l'Inde et la France, il existe depuis déjà longtemps un partenariat stratégique. Sur sa flotte de 850 appareils, l'armée de l'air indienne possède 52 Mirages 2000, qui font la fierté des pilotes indiens. Le gouvernement indien reconnait l'excellence du constructeur Dassault. Depuis 2012, Paris et New Delhi sont en pourparlers pour la vente de ces fameux avions. Mais le contrat du siècle a eu du mal à se concrétiser. Jean Joseph Boilot économiste au CEPII, en donne les raisons :

    « Ça devait être le contrat du siècle, les Indiens sont des gens qui ont toujours une vision à 360° et qui savent très bien qu’on ne va pas dépendre d’un seul fournisseur, la Russie en l’occurrence. Donc, l’ouverture de l’Inde à la France, s’explique par cette volonté de multiplier des partenariats avec des puissances indépendantes. Ils se sont rapprochés des Etats-Unis cette année, qui leur font du forcing pour leur vendre aussi du matériel militaire, ils en vendent d’ailleurs beaucoup. Israël est le fournisseur numéro deux maintenant en Inde, et la France est un des partenaires parmi d’autres. Mais comme l’Inde est encore le premier acheteur mondial d’armement, et bien ça se voit quand la France va y vendre des avions. On attend beaucoup de ce partenariat stratégique au sens de mettre en place des relations régulières. »

    Dernier épisode ?

    Finalement, si le voyage de François Hollande se solde par la signature du contrat, ce sera l'épilogue d'un feuilleton qui aura duré plusieurs années. Mais le temps des négociations pour les partenaires indiens n'est pas le même que celui des Européens. Pour Guillem Monsonis, spécialiste des questions de défense indienne, il n’y a rien d’étonnant :

    « Il y a encore en Inde le sentiment qu’un contrat qui dure est un contrat qui se bonifie. En faisant durer le temps de négociation, on peut tirer des avantages. Et tout ça dans un contexte de lourdeur administrative, d’un contrôle par l’Indiana Administrative Service, le corps des fonctionnaires indien, sur les grandes décisions en matière de défense. Tout cela fait que c’est long et qu’il faudra des années pour que ce processus s’allège et se mette aux standards, finalement, qui sont les nôtres. » Avec un marché évalué à près de 40 milliards d’euros, l'Inde est un partenaire prometteur pour le Rafale. La France espère que cette commande va ouvrir la voie à d’autres contrats. L’Inde a besoin d’environ 150 avions de chasse.

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