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    Asie-Pacifique

    Inde: les enjeux de la visite de François Hollande

    media Le président français, François Hollande, arrive à Chandigarh en Inde, le dimanche 24 janvier 2016. AFP PHOTO/STEPHANE DE SAKUTIN

    François Hollande entame une visite d’Etat en Inde du dimanche 24 au mardi 26 janvier. Il atterrit à Chandigarh, une ville du nord du pays entièrement pensée par l'architecte Le Corbusier. Un symbole au moment où la France compte bien renforcer ses liens avec l'Inde sur le plan militaire et économique.

    Avec notre envoyé spécial à Chandigarh, Guillaume Naudin

    Cette visite de François Hollande de trois jours en Inde est placée sous le signe de la vigueur et du renforcement d’un partenariat stratégique entre les deux pays. Pour le président de la République, l’enjeu de cette visite est clair : finaliser la vente de 36 avions Rafale et renforcer les liens économiques de la France et de l'Inde.

    ■ Une visite symbolique sur le plan militaire

    L'entourage de François Hollande souligne les symboles. Le premier : l'honneur fait au président d'être l'invité, le 26 janvier du Republic day. Cette journée célèbre la Constitution par un défilé militaire.

    Pour la première fois, des troupes françaises participeront à ce défilé, signe d’un renforcement de la coopération en matière de défense.

    Deuxième symbole fort : la signature éventuelle du contrat de vente de 36 avions de combat Rafale. L'affaire est en négociation depuis l'engagement d'achat du Premier ministre indien Narendra Modi lors de sa venue à Paris en avril dernier. Dans une interview publiée ce dimanche 24 janvier, peu avant le début de sa visite de trois jours en Inde, le président français a déclaré à l'agence Press Trust of India que « trouver un accord sur les aspects techniques prend évidemment du temps mais nous sommes sur la bonne voie ».

    C’est d'ailleurs un François Hollande optimiste qui est descendu de l’avion présidentiel à Chandigarh. Le président français attend un accord intergouvernemental, entre les deux Etats, qui permettra ensuite l’ouverture de négociations directes entre les entreprises concernées.

    Discussions longues et ardues

    Le patron de Dassault, Eric Trappier, fait partie de la délégation présidentielle. Il sait, pour avoir déjà négocié avec ses homologues indiens sur une première version du contrat, que les discussions surtout sur plan technique peuvent être longues et ardues. Mais cela ne sera pas le problème de François Hollande qui espère bien avancer et imagine sans doute, pourquoi pas, ajouter quelques exemplaires supplémentaires en option si l’occasion se présente.

    Troisième symbole de cette visite : la pose de la première pierre du siège de l'Alliance solaire internationale, après l'accord de Paris sur le climat en décembre. Cette alliance de 45 pays doit leur permettre d'investir dans cette production électrique vertueuse.

    Le palais de l'Assemblée à Chandigarh en 2006. Photo: duncid, source: Wikipédia

    ■ Une volonté de coopération économique

    Pendant que François Hollande visitera Chandigarh, la cinquantaine de dirigeants d'entreprises qui l'accompagnent dans cette visite d'Etat pensera aux moyens de faire fructifier la relation entre la France et l'Inde.

    Ce ne devrait pas être un problème pour l’Inde car les indicateurs économiques sont au beau fixe.

    L'Inde va dépasser la Chine

    Avec son 1,3 milliard d'habitants, le pays dépassera dans quelques années la Chine comme pays le plus peuplé au monde. Côté émergence, sa croissance à 8% par an et son urbanisation rapide provoquent la confiance des investisseurs.

    Le gouvernement indien évalue le besoin d'investissement dans les infrastructures à 680 milliards d'euros dans les vingt prochaines années. Energie, transport, et développement urbain, autant de domaines dans lesquels les entreprises françaises sont fortes.

    ■ Un hommage à Le Corbusier

    A l'indépendance de l'Inde, une partie du Penjab et sa capitale Lahore reviennent au Pakistan. Le président Jawaharlal Nehru veut bâtir une nouvelle capitale pour la province. Ce sera à Chandigarh, ville au pied de l’Himalaya.

    Le projet est d'abord confié à l'Américain Albert Mayer qui jette l'éponge en 1950. Nehru fait appel à Le Corbusier.

    Le maitre du mouvement moderne, qui a érigé le purisme, la simplicité des formes et l'organisation au rang de dogmes, relève le défi.

    Trame rectangulaire

    Chandigarh est une trame rectangulaire, divisée en une cinquantaine de secteurs qui sont autant de quartiers. Pas de tours, les bâtiments ne dépassent pas 5 étages.

    Conçue à l'origine pour 150 000 habitants, la ville en compte aujourd'hui dix fois plus, sans souffrir d'engorgement.

    Aujourd'hui le béton est noirci, il s'effrite par endroits, les esplanades de verdures sont parfois en friche, mais cette Brasilia indienne reste le symbole de l'audace d'une nation qui ne craint pas d'inventer sa modernité.

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