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    Asie-Pacifique

    Thaïlande : le nouveau leader bouddhiste ne fait pas l’unanimité

    media La ville de Chiang Mai, en Thaïlande, est un haut lieu de l'histoire du bouddhisme. Getty Images

    En Thaïlande, les passions se déchaînent à propos de la nomination du nouveau leader de l’Eglise bouddhique suite au décès du titulaire du poste. Le moine sélectionné fait l’objet de critiques pour ses liens avec un temple qui mélange bouddhisme et capitalisme. Ses inclinations politiques favorables à l’ancien Premier ministre, Thaksin Shinawatra, provoquent également des débats.

    D’après la loi qui régit le clergé bouddhique, Somdet Chuang, 90 ans, doit devenir le nouveau chef des bouddhistes, car il est le plus ancien titulaire du titre le plus élevé. La succession est vivement critiquée par certaines associations bouddhiques et certains moines. Ils reprochent à Somdet Chuang de vouloir protéger le temple Dhammakaya, un monastère dans le nord de Bangkok.

    Ce monastère prône une version très matérialiste du bouddhisme : plus les fidèles donnent de l’argent au temple, plus ils accumuleront des mérites pour se réincarner sous une forme supérieure dans leur prochaine vie.


    Une puissance financière incontestable

    Les opposants craignent un accroissement de l’influence de ce temple doté d’une puissance financière incontestable si Somdet Chuang prend la tête de l’institution.

    Cette crainte est d’autant plus forte que le temple Dhammakaya est soutenu par les partisans de l’ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra, ceux qu’on appelle les Chemises rouges.

    Thaksin est l’ennemi de la junte militaire au pouvoir, renversé par un coup d’Etat il y a dix ans. Sa sœur Yingluck, également Première ministre, a aussi été victime d’un coup d’Etat il y a deux ans.

    Favoriser le clan politique Shinawatra

    Ceux qui ont porté les militaires au pouvoir il y a deux ans pensent que nommer Somdet Chuang à la tête des bouddhistes permettra au temple Dhammakaya de prendre le contrôle du Bouddhisme thaïlandais, mais pourrait aussi favoriser un retour en grâce du clan politique Shinawatra.

    Le chef de la junte, le général Prayuth Chan-ocha, est très embarrassé. S’il laisse ce bonze âgé de 90 ans devenir le chef du clergé bouddhique, il risque de se mettre à dos ceux qui l’ont soutenu après le coup d’Etat de 2014. S’il rejette cette nomination, il bafoue le choix du Conseil monastique suprême et enfreint la loi.

    Finalement, le chef de la junte a choisi une solution intermédiaire en reportant la nomination sous prétexte d’une enquête fiscale sur le moine sélectionné. Comme celui est très âgé, retarder la nomination de quelques années peut être un moyen pour le régime de régler facilement le problème.

     

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