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    Asie-Pacifique

    Vietnam: statu quo après la réélection du conservateur à la tête du PC

    media Le leader du Parti communiste vietnamien nouvellement réélu, au cours de la cérémonie de clôture du 12e Congrès du parti au pouvoir, le 28 janvier 2016. REUTERS/Hoang Dinh Nam/Pool

    Au Vietnam, contre toute attente, le 12e Congrès du Parti communiste conforte le clan conservateur en reconduisant le secrétaire général Nguyen Phu Trong au détriment de son grand rival, l'ancien Premier ministre, initiateur des réformes. Le leader du Parti communiste vietnamien a défendu ce jeudi le régime de parti unique, clé de la politique de « discipline » des cinq ans à venir.

    Avec AFP

    « Un pays sans discipline, livré au chaos et à l'instabilité, ne peut se développer. Donc, la démocratie et la discipline doivent aller de pair », a déclaré le conservateur Nguyen Phu Trong dans un discours marquant la fin du 12e Congrès quinquennal du Parti communiste, donnant le ton au lendemain de sa réélection.

    Trong, 72 ans, est considéré comme pro-chinois, contrairement au Premier ministre réformateur Nguyen Tan Dung, qui était son principal concurrent dans la course à la direction du parti, le poste-clé de l'organigramme du pouvoir au Vietnam communiste.

    → Pour aller plus loin : Au Congrès du PC vietnamien, une guerre d’hommes plutôt que d’idées

    « Je ne veux pas citer de noms, mais dans certains pays démocratiques, sur le papier, un seul dirigeant peut décider de tout », a ajouté le secrétaire général du Parti communiste vietnamien, sans préciser ses accusations.

    Le Premier ministre Dung devrait quitter son poste en mai et être remplacé par l'un de ses adjoints, Nguyen Xuan Phuc, selon les médias d'Etat. Et Tran Dai Quang, ministre de la Sécurité publique, deviendrait président.

    Pas de tournant radical

    La réélection de Trong, à la tête du Parti depuis 2011, marque en tout cas un statu quo, alors que le réformateur Dung était le candidat préféré des investisseurs étrangers désireux d'élargir leur accès à un marché de 90 millions d'habitants à l'économie en pleine croissance.

    La réélection de Trong ne devrait pas provoquer de virage radical de la politique du Vietnam sur des questions-clés comme le différend maritime avec Pékin en mer de Chine méridionale ou l'engagement du pays au sein de l'accord économique régional TPP mené par Washington.

    → Lire aussi : Vietnam-Chine : pourquoi une telle rivalité?

    Spécialiste de l'Asie à l'Irsem (Institut de recherche stratégique de l'Ecole militaire), Benoît de Tréglodé estime que les réformes vont néanmoins se poursuivre, mais sous la stricte supervision du parti. C'est, selon lui, une reprise en main par le parti unique, à tous les échelons.

    « La vraie leçon de ce Congrès, c'est clairement que le Parti [communiste] a décidé de montrer à la population vietnamienne – une population jeune, de 93 millions d'habitants, turbulente, exigente, soucieuse de bien-être matériel –, que c'est lui qui dirigeait, que c'est lui qui allait maintenir l'emprise politique à l'heure de l'ouverture et c'est lui qui allait conduire le Vietnam à une intégration internationale, et pas les autres », analyse le chercheur. Et de poursuivre que « toutes les nouvelles nominations au sein du bureau politique [...] sont à chaque fois des personnalités qui sont connues pour leur "souci de l'ordre" et leur vision d'une démocratie encadrée par la loi et par la sécurité dans le pays. »

    Pour autant, Benoît de Tréglodé admet que l'éviction de l'ancien Premier ministre permet également au Parti communiste de resserrer son emprise politique. « C'est tout de même un serrage de vis. [...] Les choses sont très claires, au sein du bureau politique et du comité central, on observe un nombre plus important de militaires et un nombre plus important de policiers issus du ministère de la Sécurité publique. »

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