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    Asie-Pacifique

    Inde: «honte nationale» après l’agression d’une étudiante tanzanienne

    media Un membre de l'Association des étudiants africains manifeste à Bangalore après l'agression de l'étudiante tanzanienne, le 6 février 2016. AFP / Noah SEELAM

    L'agression d'une étudiante tanzanienne dans la ville de Bangalore, en Inde, il y a une semaine, continue à créer des remous. Depuis deux jours, 11 personnes ont été arrêtées et 6 policiers ont été suspendus, dont un commissaire adjoint, pour manque à leur devoir. La femme de 21 ans a été attaquée par une foule en colère après qu'un Soudanais a renversé une Indienne. La ministre des Affaires étrangères a réagi de manière exceptionnelle face à ce qui semble être un nouveau cas de racisme dans cette cité étudiante.

    Avec notre correspondant à New Delhi, Sébastien Farcis

    C'est une «honte nationale». Les propos du secrétaire d'Etat de l'Intérieur sont exceptionnellement forts pour qualifier cette attaque, qui est, malheureusement, assez courante.

    Les étudiants africains de Bangalore sont souvent insultés ou frappés par la population locale en cas de désaccord. Dans ce cas, c'est une foule entière qui s'en est prise à quatre Africains, brûlant leur voiture, blessant gravement l'un d'entre eux et laissant une Tanzanienne la poitrine à l'air. Traumatisée.

    Ils étaient en colère contre un Soudanais qui se serait enfui après avoir renversé une Indienne. La police a mis beaucoup de temps à les défendre et plusieurs jours à enregistrer une plainte, signe de la discrimination de la part des forces de l'ordre. Mais dans le passé, il a fallu des semaines avant que les politiciens réagissent.

    Cette nouvelle sensibilité semble montrer que New Delhi prend davantage au sérieux ses relations économiques et diplomatiques avec le continent noir. Et qu'il ne peut se permettre ce genre de violences racistes, alors que l'Inde accueillera 50 000 nouveaux étudiants boursiers africains dans les 5 années à venir.

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