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    Asie-Pacifique

    Fukushima: les excuses de Tepco pour avoir sous-évalué l'accident

    media Employés de TEPCO réalisant un contrôle de routine sur le site de la centrale de Fukushima. REUTERS/Kimimasa Mayama/Pool

    Cinq ans après l'accident de la centrale de Fukushima, survenu le 11 mars 2011, l'opérateur Tepco admet, pour la première fois, avoir minimisé la gravité de l'état des réacteurs. Tepco avait attendu plus deux mois avant de reconnaître que les cœurs de trois de ses six réacteurs étaient entrés en fusion et avaient fondu. L'opérateur de la centrale présente ses excuses pour n'avoir pas reconnu plus vite toute la gravité de l'accident nucléaire le plus grave depuis celui de Tchernobyl.

    Avec notre correspondant à Tokyo, Frédéric Charles

    Tout le monde savait sauf le Japon. Enfin, presque. Dès le début de l’accident de Fukushima des physiciens étrangers dépêchés à Tokyo pour aider leurs collègues japonais, nous expliquaient que les cœurs de plusieurs réacteurs étaient sans doute entrés en fusion.

    Tepco aura attendu plus de deux mois avant de reconnaître qu’un tel processus était bien en cours pour trois d’entre eux. Dans ses manuels de gestion de crise il était pourtant écrit que si l’endommagement d’un cœur de réacteur dépasse 5 % on peut en déduire que la fusion du cœur est en cours.

    A sa décharge Tepco dit que la situation à la centrale était effrayante : perte totale d’électricité, installation en partie détruite par le tsunami et inondée. Les grands médias japonais liés à Tepco se gardèrent eux aussi, de parler de fusion des cœurs des réacteurs pendant des semaines. Sur les réseaux sociaux japonais des physiciens, sous le couvert de l’anonymat, décrivaient eux toute la gravité de l’état des réacteurs.

    Mais des scientifiques laissent entendre aujourd’hui que si Tepco avait admis dès le début que les cœurs des réacteurs étaient entrés en fusion, Tokyo aurait cédé à la panique. Seuls 220 kilomètres séparent la mégalopole japonaise de Fukushima.

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