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    Asie-Pacifique

    Thaïlande: l'application démesurée de la loi contre le crime de lèse-majesté

    media Le roi de Thaïlande Rama IX à Bangkok en 2010. REUTERS/Sukree Sukplang/Files

    La Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) dénonce encore, dans un nouveau rapport, l’utilisation abusive de la loi contre le crime de lèse-majesté par la junte au pouvoir en Thaïlande. Cette loi est la plus sévère du monde en la matière. Elle punit de peines de prison allant jusqu’à 30 ans toute personne ayant diffamé ou insulté la famille royale. Soixante-six personnes ont été arrêtées dans ce cadre depuis le coup d’Etat de mai 2014.

    Avec notre correspondant à Bangkok, Arnaud Dubus

    C’est un rapport dont la lecture laisse pantois. Une mère de famille condamnée à 28 ans de prison pour des commentaires sur Facebook concernant la famille royale. Un ouvrier emprisonné pour s’être moqué sur Internet du chien du roi. Une employée d’hôpital arrêtée pour avoir porté un vêtement noir le jour de l’anniversaire du roi. Le champ de la loi contre le crime de lèse-majesté en Thaïlande gagne sans cesse du terrain.

    Le rapport de la FIDH souligne les graves manquements aux droits de l’homme liés à l’application outrancière de cette législation. Les accusés comparaissent devant des tribunaux militaires. Ils ne disposent pas d’avocats durant les premiers temps de leur détention. Et surtout, la longueur des peines est totalement disproportionnée par rapport à la faute.

    La FIDH demande au gouvernement militaire de retirer, au moins, les peines de prison de la loi. Elle recommande aussi de réserver l’initiative des dépôts de plainte au bureau du palais royal lui-même. Car actuellement, n’importe qui peut déposer ce type de plainte, d’où la multiplication des cas. Cependant, il est peu probable que la junte obtempère. Elle a fait de la lutte contre le crime de lèse-majesté sa priorité absolue.

    Consulter le rapport de la FIDH sur le site de l'organisation

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