GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Vendredi 22 Juillet
Samedi 23 Juillet
Dimanche 24 Juillet
Lundi 25 Juillet
Aujourd'hui
Mercredi 27 Juillet
Jeudi 28 Juillet
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Asie-Pacifique

    Birmanie: des centaines de manifestants contre la révision de la Constitution

    media Aung San Suu Kyi, leader de la LND, le 28 janvier 2016 à Naypyidaw. REUTERS/Soe Zeya Tun

    Ils ne veulent pas réviser la Constitution et ils manifestent aujourd'hui en Birmanie. Quelques centaines de personnes se sont rassemblées cet après-midi à Rangoon, la plus grande ville. Ils veulent maintenir tel quel l'article 59 de la Constitution qui empêche l'opposante Aung San Suu Kyi d'accéder à la présidence. Son parti a remporté les dernières élections législatives, mais elle ne peut pas, pour le moment, diriger officiellement le gouvernement.

    Avec notre correspondant à RangoonRémy Favre

    Ils chantent l'hymne national. Ils portent des tee-shirts sur lesquels on peut lire : « on ne peut pas toucher à l'article 59 ». Cet article empêche ceux qui ont des parents étrangers d'accéder à la présidence.

    « Nous n'avons pas peur des étrangers, mais nous voulons que notre président soit issu de notre race pure, car aucun étranger ne souhaite améliorer la situation de notre pays. Les Anglais ont colonisé notre pays, nous ne voulons pas que cela se reproduise », déclare Than Myo Oo, un organisateur de la manifestation.

    « Protéger le pays »

    Les motivations de nombreux manifestants sont nourries de sentiments très anti-musulmans. « Le Coran dit aux musulmans de supprimer les autres religions. Si nous révisons ou supprimons l'article 59 de la Constitution, alors notre pays sera gouverné par un président musulman à l'avenir. Tout ce que nous faisons n'est pas contre madame Aung San Suu Kyi. C'est pour protéger notre pays dans le futur », déclare l'un des manifestants.

    Le chef de l'armée birmane a indiqué que la Constitution serait amendée à un moment approprié et selon les règles en vigueur. Il exclut donc pour le moment un arrangement politique avec Aung San Suu Kyi.

    Nous voulons que notre président soit issu de notre race pure
    REPORTAGE Au cœur de la manifestation contre la révision de la Constitution 28/02/2016 - par Rémy Favre Écouter

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.