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    Asie-Pacifique

    Pakistan: manifestations après la pendaison de Mumtaz Qadri

    media Des proches et des admirateurs du meurtrier islamiste Mumtaz Qadri se pressent autour de son corps, alors qu'il a été pendu pour son crime à Rawalpindi, le lundi 29 février 2016. AFP PHOTO / FAROOQ NAEEM

    Mumtaz Qadri a été pendu ce lundi matin 29 février. Il a tué, il y a cinq ans, le gouverneur de la province la plus peuplée du pays qui soutenait une chrétienne accusée de blasphème. Des leaders religieux ont appelé leurs partisans à manifester leur colère suite à cette exécution.

    Avec notre correspondant à Islamabad, Michel Picard

    Rawalpindi, à quelques kilomètres d’Islamabad, est en état d’alerte. C’est dans cette ville qu’a été pendu ce lundi matin, 29 février, Mumtaz Qadri. Il avait reconnu avoir tué, en 2011, Salman Taseer, gouverneur du Pendjab, qui s’était déclaré favorable à une révision de la loi sur les blasphèmes. Cette loi permet de condamner à mort toute personne reconnue coupable d’offense à l’islam, religion d’Etat au Pakistan.

    Chacun garde ici en mémoire les images de Mumtaz Qadri lors de sa première comparution devant la justice, entouré par des milliers de partisans, dont des dizaines d’avocats, qui lui jetaient des pétales de roses. Sa condamnation à mort avait été suspendue en mars 2015 avant d’être confirmée par la Cour suprême en octobre.

    Plusieurs rassemblements massifs sont en cours dans les grandes villes du pays, en soutien au criminel exécuté : des quartiers sont bouclés ; il y a un déploiement massif de forces de l’ordre ; l’autoroute est fermée entre la capitale et l’aéroport ; des écoles affichent portes closes et des avocats sont en grève.

    Mumtaz Qadri considéré comme un héros

    Pour raison de sécurité, le président Hussain, qui avait refusé de gracier le meurtrier, a rapatrié sa famille de Karachi à Islamabad. Considéré comme un héros par nombre d’islamistes et de conservateurs, Mumtaz Qadri a été exécuté un 29 février, ce qui compliquera les éventuelles commémorations dans les années à venir.

    Dans le même temps, sur les réseaux sociaux des centaines de Pakistanais saluent ce jour historique où le pouvoir judiciaire a fait son travail, sans céder à la pression religieuse. Et par cette exécution, le gouvernement se repositionne aux côtés de la très puissante armée pakistanaise en affichant qu’il lutte, lui aussi, sans merci contre l’islamisme radical.

    Des islamistes et des conservateurs pakistanais brûlent des pneus à Islamabad, pour manifester contre l'exécution du meurtrier Mumtaz Qadri. Un important dispositif sécuritaire a été mis en place dans les principales villes du pays. AFP PHOTO / Aamir QURESHI

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